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COMMENTAIRE : Trump allège les sanctions vénézuéliennes pour éponger la facture de sa guerre contre l’Iran
Crédit: Adobe Stock

Cent vingt dollars et la panique qui suit

Le Brent a touché 120 dollars le baril. Son plus haut depuis 2022. Puis il est retombé sous les 90 dollars en vingt-quatre heures quand Trump a évoqué, depuis son club de golf de Miami, la possibilité de lever certaines sanctions. Les marchés européens ont bondi. Le CAC 40 a gagné 1,9 %. Le DAX, 2 %. Le Nikkei 225 a rebondi de 2,9 %. Les marchés ne réagissent pas à la réalité. Ils réagissent à l’espoir. Et l’espoir, c’est que cette guerre soit courte.

Mais la réalité est plus coriace que l’espoir. Homayoun Falakshahi, analyste pétrole chez Kpler, a prévenu : si le détroit d’Ormuz reste fermé sur une période prolongée, les prix pourraient atteindre 150, voire 200 dollars le baril. Ce n’est pas de l’alarmisme. C’est de l’arithmétique. Vingt et un millions de barils par jour transitent par ce détroit de cinquante kilomètres de large. Fermez-le, et vous créez un déficit d’approvisionnement qu’aucune alternative ne peut combler. Pas le Venezuela. Pas la Russie. Pas les réserves stratégiques américaines.


Deux cents dollars le baril. Prononcez ce chiffre lentement. Maintenant pensez au prix de l’essence, au prix du pain, au prix du lait. Pensez à la famille qui hésite déjà entre chauffer la maison et remplir le frigo. Deux cents dollars le baril, ce n’est pas un chiffre sur un écran Bloomberg. C’est une crise sociale qui attend son heure.

La spirale inflationniste que personne ne veut nommer

Le pétrole n’est pas qu’un carburant. C’est la colonne vertébrale de l’économie mondiale. L’essence, le diesel, mais aussi les engrais, les plastiques, les médicaments. Quand le baril monte, tout monte. Le transport coûte plus cher. La nourriture suit. L’inflation, que la Réserve fédérale croyait avoir domptée, repart. Les taux d’intérêt sont déjà élevés. Les outils habituels sont émoussés.

Le mot que personne ne prononce encore, c’est stagflation. Croissance qui stagne. Inflation qui grimpe. Les ménages américains, déjà étirés par des années d’inflation persistante, pourraient se retrouver sous une pression sévère. Le scénario catastrophe pour l’économie mondiale, selon les analystes, c’est exactement cela : une guerre prolongée au Moyen-Orient qui maintient les prix de l’énergie à des niveaux insoutenables pendant des mois.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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