Skip to content
ÉDITORIAL : 1 275 980 soldats russes perdus en Ukraine — le chiffre que Moscou ne veut pas que vous lisiez
Crédit: Adobe Stock

Quand les propres chiffres de Moscou trahissent le Kremlin

Le 10 mars 2026, le président Volodymyr Zelensky a révélé l’existence de documents confidentiels russes obtenus par le renseignement militaire ukrainien. Ces documents internes — des rapports classifiés destinés à la hiérarchie militaire russe — évaluent les pertes russes à plus de 1 315 000 tués et gravement blessés. Un chiffre supérieur même aux estimations de l’état-major ukrainien. Un chiffre que Moscou elle-même reconnaît dans ses propres couloirs, tout en le niant devant les caméras.

Le chef du renseignement militaire ukrainien, Oleh Ivashchenko, a détaillé un ratio qui glace le sang : 62% de morts contre 38% de blessés. Dans une guerre conventionnelle moderne, ce ratio est habituellement inversé — trois blessés pour un mort. Quand la proportion de morts dépasse celle des blessés, cela signifie une chose : les soldats ne reçoivent pas de soins médicaux à temps. Ils meurent sur le champ de bataille, dans les tranchées, dans les véhicules calcinés, sans que personne ne vienne les chercher.


Zelensky a ajouté une phrase qui devrait hanter chaque famille russe : « Nous avons des raisons de croire que ces chiffres de pertes sont sous-estimés. » Sous-estimés. Même dans leurs propres rapports secrets, ils n’osent pas dire la vérité complète. Le mensonge est si profondément ancré dans la machine qu’il contamine jusqu’aux documents que personne n’est censé lire.

Les estimations occidentales convergent

Les services de renseignement occidentaux confirment l’ordre de grandeur. En janvier 2026, le Center for Strategic and International Studies (CSIS) estimait les pertes russes à 1 200 000 victimes, dont environ 325 000 tués entre février 2022 et décembre 2025. L’ancien directeur de la CIA, William Burns, avançait le chiffre de 1 100 000 pertes dans une interview au Financial Times. Le Telegraph britannique rapportait qu’en février 2026, pour la première fois depuis le début de l’invasion, la Russie perdait plus de soldats qu’elle n’en recrutait — 40 000 pertes par mois contre seulement 35 000 recrues.

Trois sources indépendantes. Trois méthodologies différentes. Un même constat : la Russie est en train de saigner à blanc une génération entière de jeunes hommes dans les champs de boue d’Ukraine. Et le robinet ne se ferme pas.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu