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ÉDITORIAL : Quand la Hongrie bande les yeux de banquiers ukrainiens et appelle ça de la justice
Crédit: Adobe Stock

Menottés, les yeux bandés, comme des fantômes


Vingt-huit heures. J’essaie d’imaginer. Les poignets qui gonflent sous le métal. Le tissu noir sur les yeux. La désorientation. La peur. Et personne — personne — qui vient vous expliquer pourquoi. Vingt-huit heures à être traité comme un ennemi de l’État dans un pays qui prétend respecter les droits de l’homme.

Les détails révélés par le ministère des Affaires étrangères ukrainien sont accablants. Les sept employés d’Oschadbank ont été menottés dès leur arrestation. Puis on leur a bandé les yeux. Pendant vingt-huit heures, ils sont restés dans cet état. Menottés. Aveuglés. Coupés du monde. Sans savoir où ils étaient. Sans accès à un avocat. Sans contact avec leur ambassade.

Ce traitement viole toutes les conventions internationales imaginables. La Convention européenne des droits de l’homme. La Convention de Vienne sur les relations consulaires. Les directives européennes sur les droits des personnes détenues. Des témoins ne sont pas des prisonniers. Des employés de banque en mission officielle ne sont pas des criminels de guerre. Mais dans la Hongrie de Viktor Orbán, ces distinctions semblent avoir perdu toute signification.

Le cas du détenu diabétique : quand l’inhumanité devient médicale

Parmi les sept détenus, un homme se distingue par la cruauté particulière de son traitement. Cet employé d’Oschadbank est diabétique et vit avec un handicap. Pendant sa détention, il n’a reçu aucun soin médical. Aucun. Jusqu’à ce qu’il perde connaissance.

C’est seulement après son évanouissement que les autorités hongroises ont daigné lui fournir une assistance médicale. Selon les autorités ukrainiennes, le détenu a été injecté de force avec une substance qui a provoqué une hausse brutale de sa glycémie et de sa tension artérielle. Pour un diabétique, c’est potentiellement mortel. L’homme a dû être hospitalisé. Un témoin. Hospitalisé parce que ses geôliers lui ont injecté une substance qui a failli le tuer. Dans un pays de l’Union européenne.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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