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ÉDITORIAL : Trump lève des sanctions pétrolières en pleine guerre contre l’Iran et le monde applaudit la manoeuvre
Crédit: Adobe Stock

Un cinquième du pétrole mondial en otage

Le détroit d’Ormuz : 54 kilomètres de large entre l’Iran et Oman. 21 millions de barils par jour. Un cinquième de la consommation mondiale. Depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février, ce passage est bloqué. Les tankers ne passent plus. Les assureurs refusent de couvrir les cargaisons. Les routes alternatives par le cap de Bonne-Espérance ajoutent des semaines et des millions en coûts. Le monde n’avait pas connu une telle perturbation des flux pétroliers depuis la guerre du Golfe de 1990.


Je me souviens qu’on nous promettait que la guerre serait chirurgicale, ciblée, limitée. Personne n’a mentionné que le détroit d’Ormuz deviendrait la première victime collatérale de cette précision chirurgicale.

Les conséquences en cascade sur les économies fragiles

Quand le Brent dépasse les 100 dollars, ce n’est pas une statistique abstraite. C’est le Pakistan qui ne peut plus financer ses importations énergétiques. C’est le Bangladesh qui coupe l’électricité douze heures par jour. C’est l’Égypte qui voit ses réserves de devises fondre. C’est l’Afrique subsaharienne qui recule de dix ans en développement humain. Les pays riches souffrent à la pompe. Les pays pauvres meurent dans le noir. Et cette asymétrie, personne ne la montre. Les caméras filment le Pentagone. Pas les coupures de courant à Dhaka.

La hausse de 50 % des prix du brut en douze jours a déclenché une onde de choc sur les marchés alimentaires mondiaux. Le transport, l’emballage, la réfrigération, les engrais, tout dépend du pétrole. Quand le baril flambe, le prix du blé suit. Le prix du riz suit. Le prix de tout ce qui maintient les gens en vie suit. Et pourtant, dans les salles de briefing de la Maison-Blanche, on parle de cibles militaires neutralisées et de dommages collatéraux maîtrisés. Les dommages collatéraux, ce sont des millions de ventres vides à des milliers de kilomètres de Téhéran.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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