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ÉDITORIAL : Zelensky l’a dit tout haut — le monde est au bord d’une guerre mondiale et personne ne veut l’entendre
Crédit: Adobe Stock

Pas une opération courte

Zelenskyy a été explicite sur sa lecture de la situation : « Je ne vois pas d’opérations courtes en Iran. Je vois des défis mondiaux plus vastes devant nous. » Cette phrase contredit directement le récit du président Donald Trump, qui laisse entendre que le conflit au Moyen-Orient pourrait se terminer rapidement grâce aux « faiblesses militaires de l’Iran ». Zelenskyy, lui, voit ce que Washington refuse de voir : l’Iran n’est pas l’Irak. Sa géographie est une forteresse. Sa population est trois fois celle de l’Irak en 2003. Ses alliés — la Russie, la Chine, la Corée du Nord — ne resteront pas les bras croisés.


Zelenskyy a une compétence que la plupart des analystes de Washington n’ont pas : il sait ce que signifie être en guerre. Pas la guerre des briefings et des PowerPoints — la vraie guerre, celle des sirènes à trois heures du matin et des missiles qui tombent sur des hôpitaux. Quand il dit que le Moyen-Orient ne sera pas une opération courte, il parle avec l’autorité de quelqu’un qui sait que les guerres ne finissent jamais quand on le veut.

La Russie comme pont entre les conflits

Le président ukrainien a ajouté un avertissement qui devrait priver de sommeil chaque stratège de l’OTAN : la Russie pourrait « tôt ou tard envoyer ses unités pour soutenir l’Iran ». Ce scénario — il y a un an encore considéré comme fantaisiste — est devenu plausible. Moscou fournit déjà des missiles et des drones à Téhéran, selon les propres mots de Zelenskyy. L’axe Moscou-Téhéran-Pyongyang n’est plus une alliance de circonstance. C’est un front unifié contre l’ordre mondial occidental — et chaque conflit nourrit les autres.

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