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ENQUÊTE : Comment Hegseth a démantelé les protections civiles malgré les avertissements de ses propres généraux
Crédit: Adobe Stock

Un système construit sur les échecs du passé

En mars 2017, trois incidents en une semaine. Une mosquée en Syrie : cinquante morts. Une école syrienne : quarante morts. Mossoul : plus de cent morts. Les commandants « n’avaient pas une image complète ». Ils ont « écarté » les rapports de victimes civiles. C’est de ce constat qu’est né le programme CHMR.

Revue ordonnée par James Mattis en 2019. Plan d’action en 2022. Création du Civilian Protection Center of Excellence en 2023, dirigé par Michael McNerney, auteur principal d’un rapport de la RAND Corporation. Trente personnes. Un budget de sept millions de dollars. C’était un filet de sécurité. Le minimum syndical pour une superpuissance qui largue des bombes sur trois continents.


Sept millions de dollars. Le prix d’un seul missile Tomahawk, à quelques centaines de milliers près. L’armée américaine a jugé que cartographier la présence d’enfants autour de ses cibles ne valait même pas le prix d’un seul des projectiles qu’elle tire.

Ce que le programme faisait concrètement

Le CHMR effectuait la cartographie en temps réel de la présence civile. Il maintenait une liste de sites protégés — les « no-strike lists ». Il menait des évaluations post-opérations. Il produisait des déclarations publiques transparentes après chaque incident. Tout cela a été démantelé.

L’école Shajareh Tayyebeh était répertoriée sur les cartes depuis 2013. À quelques mètres d’une base navale des Gardiens de la Révolution. C’est exactement le type de situation complexe que le CHMR était conçu pour gérer. Mais il n’y avait plus personne pour dire « attendez — il y a une école à cet endroit ».

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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