Skip to content
ENQUÊTE : Moscou a volé leurs enfants — l’ONU parle enfin de crimes contre l’humanité
Crédit: Adobe Stock

Un système, pas un accident

Ce qui s’est passé n’est pas le résultat d’un chaos de guerre. C’est un système administratif complet, conçu, planifié, déployé depuis Moscou. Le rapport indique que les déportations ont commencé peu avant l’invasion à grande échelle de février 2022. Les mécanismes étaient déjà en place. Les lois déjà modifiées. Les familles d’accueil déjà identifiées. Quand les chars ont franchi la frontière, les bus pour les enfants étaient déjà prêts.

Le processus suivait un protocole méthodique. Des enfants étaient retirés des orphelinats des zones occupées — Kherson, Donetsk, Louhansk, Zaporijjia, Kharkiv. Certains étaient des orphelins, d’autres avaient des parents vivants. Ils étaient placés dans des camps de transit présentés comme des colonies de vacances. Puis transférés vers des institutions russes, dispersés sur un territoire couvrant onze fuseaux horaires.


Un décret signé en 2023 permet l’adoption d’orphelins ukrainiens en une seule journée. Vingt-quatre heures pour effacer une identité. Pour transformer un enfant ukrainien en enfant russe. Il existe un mot pour ça dans le droit international. Ce mot, c’est génocide culturel. Mais les diplomates préfèrent des formulations plus confortables.

La falsification comme arme d’État

Dans au moins un cas documenté, le gouvernement russe a réémis un acte de naissance en changeant le nom de l’enfant et son lieu de naissance. L’enfant a cessé d’exister légalement en tant qu’Ukrainien. Le droit international humanitaire interdit explicitement ces pratiques. L’article 50 de la Quatrième Convention de Genève interdit de modifier le statut personnel des enfants dans les territoires occupés. Moscou ne l’a pas violé par accident. Moscou l’a violé par décret présidentiel.

Ces modifications administratives sont des armes de destruction identitaire. Quand vous changez le nom d’un enfant, vous coupez le fil qui le relie à sa mère, à son père, à sa langue, à son histoire. Vous rendez sa localisation quasi impossible. Vous transformez un enlèvement en adoption. Et quand la mère cherche son enfant, elle cherche un fantôme — un être qui, sur le papier, n’a jamais existé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu