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ESSAI : Un Iran en morceaux serait le pire cauchemar du Moyen-Orient
Crédit: Adobe Stock

Le scénario que personne ne veut mais que tout le monde devrait espérer

Le Dr Latham identifie trois trajectoires possibles pour l’Iran d’après-guerre. La première est paradoxalement la moins dangereuse : le régime survit. Affaibli, humilié, décimé dans ses rangs supérieurs, mais structurellement intact. La République islamique reconstitue ses chaînes de commandement, nomme de nouveaux dirigeants, réaffirme son autorité sur le territoire. C’est frustrant pour ceux qui rêvent de changement de régime. C’est décevant pour les populations iraniennes qui espéraient la chute. Mais c’est le scénario où le Moyen-Orient reste dans un cadre stratégique familier — celui de la dissuasion, des sanctions et de la coopération en matière de renseignement.

Un État affaibli mais fonctionnel reste un interlocuteur. On peut le contenir. On peut le surveiller. On peut négocier avec lui, même si la négociation ressemble davantage à un bras de fer qu’à une poignée de main. Un État fragmenté, en revanche, ne répond plus au téléphone. Et c’est là que tout bascule.


Il y a une ironie cruelle dans le fait que la victoire militaire la plus spectaculaire puisse accoucher du chaos le plus ingérable. Mais l’ironie n’a jamais empêché personne de foncer tête baissée.

La dictature militaire comme moindre mal

Le deuxième scénario est celui d’une prise de pouvoir par les Gardiens de la Révolution. Le leadership clérical s’effondre, mais le Corps des Gardiens de la Révolution islamique — le fameux CGRI, cette armée dans l’armée qui contrôle des pans entiers de l’économie iranienne — consolide le pouvoir. On passerait alors d’une théocratie à un État sécuritaire nationaliste. Une junte militaire en uniforme de pasdaran, capable de maintenir les capacités stratégiques de l’Iran tout en adoptant des politiques potentiellement plus belliqueuses encore que celles du régime des mollahs.

Et pourtant, même ce scénario — une dictature militaire dotée de missiles balistiques et d’ambitions nucléaires — reste préférable au troisième. Ce qui en dit long sur la gravité de ce qui nous attend si le pire se produit.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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