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OPINION : Les fils Trump investissent dans les drones ukrainiens et le conflit d’intérêts devient une industrie
Crédit: Adobe Stock

West Palm Beach, épicentre du nouveau complexe militaro-familial


West Palm Beach. Mar-a-Lago est à vingt minutes en voiture. Le hasard, me direz-vous. Le hasard a bon dos. Surtout quand on fonde une entreprise de drones militaires à quelques kilomètres de la résidence du président, que ses fils investissent, et que le Pentagone ouvre les vannes de financement quelques mois plus tard.

Powerus Corporation n’est pas née dans un garage de la Silicon Valley. Elle est née à West Palm Beach, à un jet de pierre de Mar-a-Lago, en 2025. Sa spécialité : des drones lourds capables de transporter jusqu’à 675 kilogrammes. Drones aériens et marins. Double usage — civil et militaire — pour vendre l’idée aux investisseurs tout en gardant un pied dans chaque monde.

Le cofondateur, Brett Velicovich, incarne cette double identité. Vétéran des forces spéciales, commentateur sur Fox News, le média le plus proche de l’écosystème Trump. Velicovich apporte la crédibilité militaire. Les fils Trump apportent l’accès au pouvoir. La technologie ukrainienne apporte le produit. Le triangle est parfait. Trop parfait.

Des drones à 675 kilos de charge utile

Les spécifications techniques de Powerus parlent d’elles-mêmes. Une capacité de transport de 675 kg place ces drones dans la catégorie des engins lourds. Transport logistique, livraison de matériel médical, évacuation de charges — les applications sont multiples. Mais soyons honnêtes : c’est la dimension militaire qui attire les investisseurs. Pas la lutte contre les incendies.

L’ambition de produire plus de 10 000 drones par mois sur sol américain donne la mesure de l’appétit commercial. C’est un volume de production industrielle qui vise directement les contrats gouvernementaux. L’initiative Drone Dominance du Pentagone, avec ses 1,1 milliard de dollars de budget pour acheter des centaines de milliers de drones d’ici 2027, crée un marché captif. Un marché que Powerus entend bien capturer. Avec les fils du président parmi ses investisseurs. À quel moment est-ce qu’on arrête d’appeler ça du business et qu’on commence à appeler ça ce que c’est vraiment ?

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