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OPINION : Washington lève les sanctions sur le pétrole russe pour éteindre l’incendie qu’il a lui-même allumé
Crédit: Adobe Stock

Vingt-cinq pour cent du pétrole mondial dans un goulet d’étranglement

Le détroit d’Ormuz. Cinquante kilomètres de large à son point le plus étroit. Un ruban d’eau entre l’Iran et Oman par lequel transitent 21 millions de barils par jour. Chaque analyste énergétique, chaque stratège militaire sait que le blocage d’Ormuz constitue le scénario catastrophe absolu pour les marchés pétroliers. Les think tanks ont produit des centaines de rapports. Les simulations militaires l’ont modélisé des dizaines de fois. Le risque était documenté, cartographié, quantifié.

Et pourtant, fin février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une attaque majeure contre l’Iran. L’Iran a répondu comme tous les experts l’avaient prédit : en bloquant le détroit d’Ormuz. Ce n’était pas un imprévu géopolitique. C’était la conséquence la plus prévisible de l’histoire militaire contemporaine. Le blocage d’Ormuz faisait partie de tous les scénarios d’escalade. Washington a choisi d’attaquer quand même.


Il y a quelque chose de profondément troublant dans le fait qu’une superpuissance puisse déclencher une guerre en sachant exactement quelles en seront les conséquences économiques, puis prétendre être surprise par ces mêmes conséquences. Ce n’est pas de l’incompétence. C’est du déni organisé.

La mémoire courte des marchés et la panique longue des peuples

Les marchés financiers ont réagi avec une violence prévisible. Le Brent a bondi de 30 % en deux semaines. Les contrats à terme se sont envolés. Mais les marchés ont une mémoire de poisson rouge. Ils espèrent que la levée des sanctions russes va calmer la tempête. En attendant, ce sont les familles ordinaires qui paient. Le litre d’essence qui grimpe. Le chauffage qui coûte plus cher. L’épicerie dont les prix suivent ceux du transport. La spéculation enrichit quelques-uns. La crise énergétique appauvrit tout le monde.

En Europe, la situation est pire. Le continent avait réussi à réduire sa dépendance au gaz russe. Il avait diversifié, construit des terminaux de GNL, signé des contrats avec le Qatar. Et voilà que Washington, en déclenchant une guerre au Moyen-Orient, remet tout en question. Les Européens regardent avec un mélange de consternation et de colère froide. Leur allié vient de créer la crise qu’ils redoutaient le plus.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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