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RÉCIT : 1 477 jours de guerre — chronique d’une armée qui se dévore elle-même depuis quatre ans
Crédit: Adobe Stock

L’hubris de Poutine

Le 24 février 2022, Vladimir Poutine a lancé ce qu’il appelait une « opération militaire spéciale ». Le plan était clair dans sa démence : Kyiv tomberait en 72 heures. Le président Zelenskyy fuirait. Un gouvernement fantoche serait installé. L’Ukraine cesserait d’exister comme nation indépendante. Les parachutistes russes atterriraient à l’aéroport d’Hostomel, les colonnes blindées de 64 kilomètres rouleraient sur l’autoroute de Kyiv, et le monde se réveillerait devant un fait accompli. Tout était prévu. Sauf l’Ukraine.


Zelenskyy aurait pu fuir. Les Américains lui avaient offert l’évacuation. « J’ai besoin de munitions, pas d’un taxi. » Sept mots qui ont changé l’histoire. Sept mots qui ont condamné l’armée russe à 1 477 jours d’enfer. Parce que quand un peuple entier décide qu’il préfère mourir debout que vivre à genoux, aucune armée au monde — même la deuxième du monde — ne peut le soumettre.

Les premiers morts, les premières défaites

En quelques jours, le plan russe s’est effondré. L’aéroport d’Hostomel a été repris. La colonne de 64 kilomètres s’est enlisée dans la boue. Les Javelins américains et les NLAW britanniques ont transformé les chars russes en cercueils d’acier. Le croiseur Moskva — orgueil de la flotte de la mer Noire — a coulé sous les missiles Neptune ukrainiens le 14 avril. Et les premiers corps russes ont commencé à s’empiler dans les rues de Boutcha — non pas les corps de soldats tombés au combat, mais les corps de civils exécutés. Le monde a découvert, en quelques semaines, que la « deuxième armée du monde » était aussi la première armée du crime de guerre.

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