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RÉCIT : Comment le FBI a démasqué l’escadron de la mort du Kremlin grâce à Google Translate
Crédit: Adobe Stock

Denis Fisenko, architecte de l’ombre

À la tête du Centre 795 se trouve Denis Fisenko, 52 ans. Un vétéran du groupe Alpha, l’unité d’élite antiterroriste du FSB. L’homme gagne environ 40 000 dollars par mois — un salaire qui dépasse celui de la plupart des généraux russes. Ses chefs de département touchent environ 7 800 dollars mensuels. Dans un pays où le salaire moyen avoisine les 700 dollars, ces chiffres racontent à eux seuls la priorité que le Kremlin accorde à cette unité. Fisenko ne rend de comptes qu’au chef d’état-major Valeri Guérassimov. Pas au ministre de la Défense. Pas au directeur du FSB. Directement au sommet de la chaîne de commandement militaire.

Autour de lui, une constellation d’officiers triés sur le volet. Son adjoint, Nikolaï Zriatchev. Son chef d’état-major, Dmitri Drozdov, ancien du KGB Alpha bélarusse. Son chef du renseignement, Sergueï Radkevitch, lui aussi issu du KGB bélarusse. Le lieutenant-général Alexeï Illiouchine comme adjoint direct. Et à la tête du 12e département — celui qui gère les agents à l’étranger — Anatoli Kovalev, un vétéran de l’unité 29155 du GRU, cette même unité responsable de l’empoisonnement des Skripal à Salisbury en 2018. Les pedigrees ne mentent pas. Ce n’est pas une unité improvisée. C’est l’aboutissement de décennies d’expertise en assassinats ciblés.


Quand on regarde la fiche de poste de ces hommes, on comprend que le Kremlin n’a jamais cessé de perfectionner l’art du meurtre d’État. Ce qu’on appelle pudiquement la « neutralisation ciblée » dans les rapports officiels, c’est un euphémisme pour dire qu’un gouvernement a décidé que certaines personnes ne méritent pas de vivre.

L’organigramme d’une machine à tuer

La direction du renseignement du Centre 795 est découpée en départements spécialisés dont la précision bureaucratique donne froid dans le dos. Le 11e département : renseignement de sources ouvertes. Le 12e département : agents humains à l’étranger, peuplé de vétérans de l’unité 29155. Le 13e département : interception des communications. Les 14e et 15e : reconnaissance optique par drones. Les 16e, 17e et 18e : équipes de surveillance au sol. Le 19e département : opérations de tireurs d’élite. Chaque département est un rouage dans une mécanique de mort conçue pour une seule chose — localiser une cible, la suivre, et l’éliminer.

L’ensemble est financé par un montage opaque impliquant des contrats d’État canalisés à travers le groupe Kalachnikov et Transmachholding. L’architecte idéologique et principal bailleur de fonds : Andreï Bokarev, milliardaire et marchand d’armes. Le soutien institutionnel vient de Sergueï Tchemezov, PDG de Rostec, le géant de l’industrie militaire russe. La répression transnationale et les assassinats ciblés sont ainsi conduits sous un voile de « déni plausible » corporate — le meurtre commandité par l’État, facturé comme une prestation de conseil en défense.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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