Skip to content
REPORTAGE : Le diesel brûle les champs ukrainiens pendant que la guerre d’Iran embrase les prix du pétrole
Crédit: Adobe Stock

Odessa, six heures du matin, file d’attente


Je regarde ces files d’attente aux stations-service ukrainiennes et je vois quelque chose que les analystes pétroliers ne calculent pas dans leurs modèles. La fatigue. Pas la fatigue d’attendre vingt minutes pour du diesel. La fatigue de tout. De la guerre. Des coupures. Des prix. De cette impression que le monde entier conspire pour rendre chaque journée plus difficile que la précédente.

Les rumeurs ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux ukrainiens dès la première semaine de mars. Pénuries. Le mot fait frémir dans un pays qui connaît la signification réelle de ce terme. Des photos de files d’attente aux stations-service ont été partagées des milliers de fois. Certaines sont réelles. D’autres datent de 2022, recyclées par la peur. La peur, elle, est bien réelle.

Oleksandr, chauffeur routier de 47 ans, fait la liaison entre Odessa et Vinnytsia trois fois par semaine. Son camion consomme 35 litres aux cent kilomètres. Il y a un mois, un plein lui coûtait l’équivalent de 580 dollars. Aujourd’hui, c’est 673 dollars. La différence, c’est le salaire mensuel d’un enseignant ukrainien. Il ne peut pas la répercuter sur ses clients. Ils n’ont pas les moyens. Personne n’a les moyens.

Le diesel, nerf de la guerre et de la paix

Dans un pays en guerre, le diesel n’est pas un produit de consommation. C’est un fluide vital. Il fait tourner les générateurs quand le réseau électrique est frappé. Il alimente les véhicules militaires qui tiennent la ligne de front. Il fait avancer les tracteurs qui labourent les champs dont dépend non seulement l’Ukraine, mais une partie du monde.

Et maintenant, il coûte seize pour cent de plus qu’il y a trente jours. Ce n’est pas une statistique. C’est un choix. Chauffer un générateur ou faire le plein d’un camion. Labourer un champ ou garder du carburant en réserve pour une urgence. L’aujourd’hui ou le demain, dans un pays où le demain n’est jamais garanti.

Sources primaires

Agences de presse et médias de terrain


Les sources primaires constituent le socle factuel de cette analyse, chaque donnée ayant été croisée et vérifiée avant publication

Kyiv Independent — Iran war hits Ukrainians at the pump — Mars 2026

PBS NewsHour — Oil prices soar to levels not seen in years as war in Iran intensifies — Mars 2026

Dépêches internationales

Axios — Oil prices and gas surge as Iran war escalates — 9 mars 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu