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REPORTAGE : L’Ukraine pulvérise le cerveau électronique des missiles russes à Briansk
Crédit: Adobe Stock

Le deuxième cerveau électronique de l’armée russe

Avant le 10 mars, peu de gens en dehors des cercles du renseignement militaire connaissaient le nom de Kremniy El. En russe, « silicium ». Derrière ce nom se cache le deuxième plus grand producteur de micropuces pour le ministère russe de la Défense. Une usine soviétique modernisée, implantée à 380 kilomètres au sud-ouest de Moscou. Son activité : la fabrication de semi-conducteurs, de microprocesseurs et de transistors haute fréquence destinés exclusivement aux systèmes d’armes. Pas des puces pour téléphones. Des puces qui guident des missiles vers des immeubles résidentiels ukrainiens.

Ses clients sont les piliers du complexe militaro-industriel russe. Le groupe public Almaz-Antey, qui fabrique les systèmes de défense aérienne S-300, S-400 et Pantsir. La Corporation des armes tactiques à missiles, qui produit les missiles de croisière tirés chaque semaine sur les villes ukrainiennes : Kh-59, Kh-69, Kh-101, Kh-555. Chacun porte en lui des composants fabriqués à Briansk.


Chaque missile de croisière russe qui a frappé un hôpital ukrainien, une école, une centrale électrique — chacun contenait une puce née dans cette usine. Kremniy El n’est pas un nom sur une carte. C’est une adresse de retour sur chaque enveloppe de mort expédiée vers l’Ukraine.

Des missiles balistiques intercontinentaux aux drones kamikazes

La liste des systèmes d’armes alimentés par Kremniy El donne le vertige. Au sommet : les missiles balistiques intercontinentaux — le RS-24 Iars, le R-30 Boulava tiré depuis les sous-marins nucléaires, le RT-2PM2 Topol-M. Plus bas mais tout aussi meurtriers au quotidien : les Iskander qui pilonnent Kharkiv, Odessa, Dnipro et Kyiv depuis février 2022.

L’usine fournit aussi des composants pour les radars à balayage électronique actif (AESA) et des transistors haute fréquence pour les communications militaires sécurisées. Kremniy El ne fabrique pas seulement le cerveau des missiles. Elle fabrique les yeux, les oreilles et la voix de l’armée russe sur le champ de bataille. La détruire, c’est rendre la machine de guerre partiellement aveugle, sourde et muette.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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