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REPORTAGE : Quand le ciel de Téhéran pleure du pétrole noir sur dix millions de vies
Crédit: Adobe Stock

Un laboratoire toxicologique à ciel ouvert

Quand du pétrole brut brûle à cette échelle, la combustion ne produit pas simplement de la fumée. Elle libère un inventaire complet de substances que l’Organisation mondiale de la santé classe parmi les plus dangereuses pour la santé humaine. Le professeur Gabriel da Silva, spécialiste en chimie atmosphérique à l’Université de Melbourne, a détaillé la composition de ces panaches : dioxyde de soufre, dioxyde d’azote, monoxyde de carbone, particules fines PM2.5, benzène — « très, très toxique », selon le biologiste marin Peter Ross de la Raincoast Conservation Foundation — et des milliers d’autres hydrocarbures pétroliers dont la liste complète reste impossible à établir en temps de guerre.


Il y a quelque chose d’obscène dans la précision scientifique avec laquelle on peut nommer les poisons qui tombent du ciel de Téhéran. On connaît les molécules. On connaît les effets. On connaît les précédents historiques. On sait exactement ce que cette pluie fait aux poumons, à l’eau, à la terre. Et on la laisse tomber.

Les précurseurs de la pluie acide

Le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote libérés par la combustion des dépôts pétroliers ne restent pas en l’air. Ils réagissent avec l’humidité atmosphérique pour former de l’acide sulfurique et de l’acide nitrique. Quand un système orageux est passé au-dessus de Téhéran le week-end du 8 mars, ces acides se sont mélangés à la pluie. Le résultat : une pluie acide d’une concentration rarement observée en dehors des pires catastrophes industrielles. Le Croissant-Rouge iranien a émis un avertissement glaçant : « Les précipitations traversant ces panaches deviennent hautement acides, posant des risques de brûlures cutanées et de dommages pulmonaires graves par contact ou inhalation. » Dix millions de personnes vivaient sous cette pluie. Les autorités leur ont dit de rester chez elles. Comme si les murs pouvaient filtrer l’acide.

Sources primaires

Rapports institutionnels et organisations internationales

CEOBS — Operation Epic Fury: emerging environmental harm and risks in Iran and the region — Mars 2026

Nations unies — Toxic rain warning from oil depot strikes amid ongoing Middle East war — Mars 2026

Analyses scientifiques et expertises

PBS NewsHour — Why did U.S. bombings cause acid rain to fall in Iran? An atmospheric scientist explains — Mars 2026


Les sources ci-dessus ont été consultées et vérifiées au moment de la rédaction de cet article. Elles incluent des rapports d’organisations internationales, des analyses scientifiques et des témoignages de terrain.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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