Skip to content
REPORTAGE : Quand un drone frappe l’Amérique au coeur de Bagdad, le Moyen-Orient bascule dans l’inconnu
Crédit: Adobe Stock

Douze jours qui ont embrasé la région

Pour comprendre ce drone solitaire frappant une tour de garde à Bagdad, il faut remonter au 28 février 2026. Ce jour-là, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes coordonnées contre l’Iran. Des installations militaires, des sites de production, des infrastructures stratégiques ont été touchées. L’ayatollah Khamenei, guide suprême de la République islamique, a été tué dans ces frappes, selon les déclarations du Corps des Gardiens de la révolution islamique. En douze jours, le Moyen-Orient est passé d’une tension chronique à une guerre ouverte sur plusieurs fronts. L’Iran a riposté avec des frappes sur Israël et sur les bases américaines dans le Golfe. L’ambassadeur iranien aux Nations Unies a déclaré que plus de 1 300 civils iraniens avaient été tués. Israël a rapporté 11 morts civils. L’armée américaine a reconnu sept soldats tués et environ 150 blessés.

Et au milieu de cet échiquier sanglant, l’Irak. Toujours l’Irak. Ce pays qui n’a pas choisi cette guerre, qui a publiquement déclaré ne pas vouloir y participer, et qui se retrouve pourtant frappé de tous les côtés. Par les milices pro-iraniennes qui opèrent depuis son territoire. Par les frappes américaines qui visent ces mêmes milices sur son sol. Par les Gardiens de la révolution qui ciblent des groupes d’opposition kurdes dans le nord. L’Irak est redevenu ce qu’il a toujours été depuis 2003 : un champ de bataille par procuration où les grandes puissances règlent leurs comptes sur le dos d’un peuple qui n’a jamais demandé à servir d’arène.


On parle de « souveraineté irakienne » dans les communiqués officiels comme on parle d’un meuble dans une maison en feu. La souveraineté existe sur le papier. Dans les faits, l’Irak est un ring à ciel ouvert où Iran et Amérique se frappent mutuellement en prétendant respecter les meubles.

La Résistance islamique en Irak : une armée de l’ombre

La Résistance islamique en Irak n’est pas un groupe. C’est une constellation. Sous cette appellation se rassemblent des dizaines de factions armées chiites financées, entraînées et équipées par Téhéran. Kataib Hezbollah. Asaib Ahl al-Haq. Saraya Awliya al-Dam. Kataib Imam Ali. Chacun de ces noms correspond à des milliers de combattants qui ont gagné leur légitimité en combattant Daech entre 2014 et 2017, et qui depuis ont été absorbés dans les institutions sécuritaires irakiennes tout en restant alignés sur les intérêts géopolitiques iraniens. Ce sont à la fois des acteurs étatiques et des forces indépendantes. Des soldats de l’Irak et des soldats de l’Iran. Simultanément.

Le 4 mars 2026, la Résistance islamique en Irak a revendiqué 27 opérations contre des « bases ennemies » en moins de 24 heures. Vingt-sept. Des drones, des roquettes, des missiles, déployés contre des installations américaines à Bagdad, à Erbil, à Ain al-Asad, à Al-Harir. Ce n’est plus du harcèlement. C’est une campagne militaire coordonnée menée par des groupes qui disposent d’un arsenal sophistiqué et d’une chaîne de commandement qui remonte directement à Téhéran.

Sources primaires

Agences et médias de référence

Middle East Monitor — Media: Drone attack targets US diplomatic facility in Baghdad — 11 mars 2026

Al Jazeera — US embassy in Baghdad attacked as US-Israel war on Iran escalates — 7 mars 2026


Les sources sélectionnées couvrent un spectre géographique et éditorial diversifié, incluant des médias du Moyen-Orient, des agences internationales et des publications spécialisées en géopolitique régionale.

Analyses et contexte régional

Al Jazeera — Why Iraq was attacked from all sides amid US-Israel war on Iran — 11 mars 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu