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TÉMOIGNAGE : Ces vétérans d’Irak et d’Afghanistan qui regardent l’Iran et reconnaissent le même cauchemar
Crédit: Adobe Stock

Dan Clare et les bottes tachées de sang

Dan Clare garde une paire de bottes dans son bureau. Des bottes de combat. Elles viennent d’Irak. Il y a du sang dessus. Pas le sien. Ancien du Marine Corps et de la Garde nationale aérienne, Clare a travaillé à l’hôpital militaire de la base aérienne de Balad, en Irak, en 2007-2008. Il a vu arriver les blessés. Il a vu les amputations provoquées par les EFP — les pénétrateurs à charge formée, une technologie fournie par l’Iran aux milices irakiennes. « Ça fait dix-huit ans que j’ai servi », dit-il. « Mais maintenant, je pense à cette nouvelle génération. » Les mêmes bombes. Les mêmes blessures. Les mêmes bottes tachées de sang. Seul le calendrier a changé.

Porte-parole du DAV — le Disabled American Veterans —, Clare parcourt le pays pour parler de santé mentale. Depuis l’Operation Epic Fury, les appels au 988 — la ligne de crise pour vétérans — augmentent. Les groupes de parole se remplissent. Des hommes et des femmes qui avaient contenu leurs traumatismes depuis des années sentent les murs craquer.


Les bottes de Dan Clare racontent une histoire que les discours présidentiels ne raconteront jamais. Le sang séché sur le cuir, c’est la vérité brute que les conférences de presse évitent soigneusement. On ne déclare pas la guerre aux bottes. On la déclare aux chiffres, aux acronymes, aux « objectifs stratégiques ». Le sang, lui, n’a pas de stratégie. Il coule et il reste.

Oscar Olguin : dix-huit ans et une jambe en moins

Oscar Olguin avait dix-huit ans quand il a perdu sa jambe droite sous le genou. Ramadi, Irak, 2004. Un véhicule piégé. L’explosion l’a projeté. Quand il s’est réveillé, sa jambe n’était plus là. Il avait dix-huit ans. Dix-huit ans et fantassin de l’armée américaine. Et pourtant, après l’hôpital, après la prothèse, après les mois de rééducation, Olguin est retourné au combat. Il a participé à la seconde bataille de Falloujah. Avec une jambe en moins. Parce que ses frères d’armes étaient là-bas et qu’il refusait de les abandonner.

Aujourd’hui directeur adjoint au DAV, Olguin accompagne des vétérans blessés. Quand il voit les images de l’Iran, il pense aux gamins de dix-huit ans qui débarquent dans un désert. « Les seules limites que j’avais, c’étaient celles que je m’imposais à moi-même. » Combien reviendront de l’Iran en devant se convaincre de la même chose?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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