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ANALYSE : 810 soldats russes éliminés en vingt-quatre heures, l’attrition qui dévore l’armée de Moscou
Crédit: Adobe Stock

Le rythme des pertes quotidiennes depuis le début de 2026

Les données compilées par l’état-major ukrainien révèlent un rythme de pertes russes qui s’est accéléré en 2026. Les journées à 800, 900, voire près de 1 000 soldats éliminés ne sont plus des exceptions mais des occurrences régulières. Le 11 mars 2026, le bilan était de 990 soldats. Le 13 mars, 860. Le 9 mars, 750 soldats accompagnés de la destruction de 70 systèmes d’artillerie. Ces chiffres dessinent une courbe ascendante qui traduit l’intensification des combats et l’augmentation du coût humain pour la Russie.

En comparaison, les pertes soviétiques pendant les dix années de guerre en Afghanistan s’élevaient à environ quinze mille morts. La Russie a dépassé ce chiffre en quelques mois en Ukraine. Les pertes de l’armée américaine en vingt ans d’opérations en Irak et en Afghanistan combinées étaient d’environ sept mille morts. La Russie perd autant en quelques semaines de combat en Ukraine. L’échelle de la destruction humaine dans ce conflit est sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.


Les comparaisons historiques donnent le vertige. La Russie perd en Ukraine plus d’hommes en une semaine que l’Union soviétique n’en a perdu en dix ans en Afghanistan. Et l’Afghanistan a contribué à faire tomber l’URSS. Cette réalité arithmétique devrait hanter les stratèges du Kremlin. Mais apparemment, le poids des corps ne suffit pas à faire basculer la balance de la raison quand la fierté impériale occupe l’autre plateau.

La répartition des pertes entre morts, blessés et disparus

Le chiffre de 810 soldats éliminés en une journée ne signifie pas nécessairement 810 morts. Les bilans ukrainiens incluent les tués, les blessés graves qui ne peuvent plus combattre et les disparus. Le ratio habituel dans les conflits modernes est d’environ un mort pour trois à quatre blessés. Si ce ratio s’applique aux pertes russes, les 810 soldats du 14 mars comprennent environ 200 tués et 600 blessés graves. Mais ce ratio pourrait être différent en Ukraine, où la prépondérance de l’artillerie et des drones produit des blessures souvent fatales.

Les blessés russes affrontent un système médical militaire qui a été submergé par le volume des pertes. Les hôpitaux militaires de Rostov, de Saint-Pétersbourg et de Moscou fonctionnent à capacité maximale. Des témoignages de soldats russes blessés décrivent des conditions de soins précaires, des amputations pratiquées dans des conditions d’urgence, des évacuations médicales retardées par le chaos logistique. La Russie ne prend pas soin de ses blessés avec la même attention que les armées occidentales. Et cette négligence aggrave le taux de mortalité parmi les blessés.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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