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ANALYSE : Israël prépare la plus grande invasion terrestre du Liban depuis 2006 et le monde regarde ailleurs
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi cette rivière change tout dans l’équation militaire

Le fleuve Litani coule à environ trente kilomètres de la frontière israélienne. C’est une distance qui peut sembler insignifiante sur une carte, mais qui représente un enjeu stratégique colossal. Depuis la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée après la guerre de 2006, le Hezbollah était censé retirer ses forces au nord de cette ligne. Cette résolution n’a jamais été pleinement appliquée.

L’objectif militaire est clair : prendre le contrôle de l’intégralité de la zone située au sud du Litani, détruire chaque tunnel, chaque cache d’armes, chaque position fortifiée du Hezbollah. C’est un objectif ambitieux qui implique une occupation prolongée du sud-Liban. Les officiels israéliens ne le disent pas explicitement, mais la logique militaire est implacable : on ne saisit pas un territoire de trente kilomètres de profondeur pour le rendre le lendemain.

L’histoire bégaie et personne ne semble l’entendre. En 1982, Israël envahissait le Liban pour éradiquer l’OLP et installer un gouvernement ami. Il en est reparti dix-huit ans plus tard, ayant créé le Hezbollah en chemin. En 2026, le même scénario se profile avec les mêmes certitudes et le même aveuglement face aux leçons du passé.

Les forces en présence et le rapport de force écrasant

Tsahal a déployé trois divisions à la frontière libanaise. Ce n’est pas un dispositif défensif. C’est un dispositif d’invasion. Chaque division comprend des milliers de soldats, des chars Merkava, des véhicules blindés Namer, de l’artillerie lourde, des unités du génie spécialisées dans la guerre souterraine. En face, le Hezbollah dispose encore de combattants aguerris, de réseaux de tunnels sophistiqués, d’une connaissance intime du terrain et d’une détermination que même ses pires ennemis lui reconnaissent.

Et pourtant, réduire cette invasion à une simple question de rapport de force serait une erreur. Les guerres asymétriques ne se gagnent pas avec des tableurs Excel comparant les capacités militaires.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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