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ANALYSE : La guerre contre l’Iran aide l’Ukraine de deux façons mais lui nuit de huit, et le calcul est dévastateur
Crédit: Adobe Stock

Quand l’Iran a besoin de ses propres armes

Commençons par ce qui va bien. La première bonne nouvelle est monumentale : l’Iran ne peut plus fournir de drones Shahed à la Russie. Pendant trois ans, les drones Shahed-136 ont été le cauchemar quotidien de l’Ukraine. Des essaims de drones kamikazes à 35 000 dollars pièce lancés par vagues contre les infrastructures énergétiques, les immeubles résidentiels, les hôpitaux. La Russie en a utilisé des milliers. Elle visait une production de mille Geran-2 par jour dans ses propres usines. Mais les composants, les plans et l’expertise venaient d’Iran.

Maintenant, l’Iran a besoin de chaque drone, de chaque moteur, de chaque puce électronique pour sa propre survie. Téhéran lance ses Shahed contre les forces américaines dans le Golfe, contre les bases aériennes en Irak et au Koweït. Chaque drone qui vole vers une cible américaine est un drone qui ne volera pas vers Odessa. La chaîne d’approvisionnement russo-iranienne est sectionnée. Pas par la diplomatie. Par la guerre elle-même.

Il y a quelque chose de vertigineux dans cette ironie. Pendant des années, l’Occident a supplié, menacé, sanctionné pour couper le pipeline de drones iraniens vers la Russie. Rien n’a fonctionné. Il aura fallu que l’Amérique bombarde l’Iran pour que le robinet se ferme enfin. La guerre comme solution à la guerre. On en rirait si des gens ne mouraient pas.

Une rupture d’approvisionnement qui change la donne tactique

Les conséquences sur le champ de bataille ukrainien sont déjà mesurables. Moscou puise désormais dans ses stocks domestiques de Geran-2, la copie locale du Shahed, sans pouvoir les renouveler au même rythme. Les analystes militaires de l’Institute for the Study of War estiment que les réserves russes de composants iraniens pourraient s’épuiser en six à huit semaines. Après, Moscou devra compter uniquement sur sa production domestique, plus lente, plus coûteuse, moins fiable. Ce n’est pas la fin des attaques de drones contre l’Ukraine. Mais c’est un répit dont les défenses aériennes ukrainiennes avaient désespérément besoin.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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