Skip to content
ANALYSE : Les régions russes croulent sous la dette, et le Kremlin regarde ailleurs
Crédit: Adobe Stock

Des compensations militaires qui vident les caisses des provinces

Les régions ne financent plus seulement les services publics. Elles paient les compensations aux familles de soldats tués, les primes de recrutement, les soins aux blessés. En février 2025 seul, la Russie a perdu environ 26 000 soldats. Des missiles tirés pour plus d’un milliard de dollars par mois. Des équipements détruits pour des centaines de millions. Derrière chaque chiffre, des familles à indemniser. Et ce sont les budgets régionaux qui paient. Pas le fédéral. Les oblasts. Les kraïs. Les mêmes qui n’arrivent déjà plus à entretenir leurs routes, leurs hôpitaux, leurs écoles.

La stratégie du Kremlin est cynique. En déléguant les coûts humains de la guerre aux régions, le gouvernement fédéral maquille ses propres comptes. Les compensations et les primes d’engagement ne figurent pas dans le budget du ministère de la Défense. C’est du hors-bilan militaire, caché dans les comptes des provinces. Et quand ces régions n’ont plus les moyens, elles empruntent. Les emprunts bancaires régionaux ont atteint 449 milliards de roubles en 2025. Près de 5 milliards d’euros de dette nouvelle en un an.


On peut faire la guerre avec des missiles. Mais on ne peut pas cacher indéfiniment son coût dans les lignes de crédit de provinces lointaines. À un moment, les coffres sont vides. Et ce moment approche.

Le transfert silencieux des charges vers la périphérie

Les deux tiers du déficit régional ont été couverts par des réserves accumulées les années précédentes. Ces réserves, coussins de sécurité pour des crises ponctuelles, sont brûlées pour combler un trou que la guerre creuse chaque jour. Une fois épuisées, il ne restera que l’endettement bancaire à des taux prohibitifs. Et après l’endettement, des coupes brutales dans les services publics. Des fonctionnaires impayés. Des infrastructures en ruine. La Russie profonde paie déjà le prix de la guerre. Demain, elle le paiera davantage.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu