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ANALYSE : Trump rejette Poutine sur l’uranium iranien et le triangle Moscou-Washington-Téhéran implose
Crédit: Adobe Stock

Trois décennies d’un équilibre instable mais fonctionnel

Pendant trente ans, le triangle géopolitique Moscou-Washington-Téhéran a fonctionné selon une logique que les stratèges appellent la triangulation asymétrique. Chaque acteur jouait un rôle distinct mais complémentaire. Les États-Unis posaient les sanctions, la Russie offrait à l’Iran une protection diplomatique au Conseil de sécurité de l’ONU, et Téhéran exploitait la rivalité entre les deux pour maintenir son programme nucléaire sans franchir le seuil de la bombe. Un système imparfait, tendu, parcouru de crises — mais un système qui tenait.

Puis Trump a retiré les États-Unis du JCPOA en 2018. Le premier sommet du triangle s’est effondré. L’Iran a progressivement augmenté son enrichissement20 %, puis 60 %. La Russie a tenté de maintenir son rôle d’intermédiaire, proposant à plusieurs reprises de recevoir l’uranium enrichi excédentaire. Mais sans l’architecture institutionnelle du JCPOA, ces propositions flottaient dans le vide diplomatique. Le triangle tenait encore, mais par un fil. Et ce fil vient de se rompre.


Trente ans de diplomatie imparfaite valent infiniment mieux que ce qui est en train de la remplacer — un vide stratégique où les bombes tombent faute de mots pour les arrêter.

Le JCPOA comme preuve que le transfert fonctionnait

Les faits sont têtus. Sous le JCPOA, la Russie a effectivement reçu et stocké de l’uranium faiblement enrichi iranien. Le site de Novouralsk, dans l’Oural, dispose des installations nécessaires. Les protocoles de l’AIEA prévoyaient des inspections régulières. Le mécanisme existait. Il avait été testé. Il fonctionnait. Ce n’est pas une théorie. C’est un fait historique documenté. Quand Poutine propose de le réactiver, il ne propose pas un saut dans l’inconnu. Il propose de revenir à un système éprouvé.

L’envoyé spécial américain Steve Witkoff a lui-même reconnu la gravité de la situation. « Il n’y a aucune raison d’être à 60 %. Aucune. Zéro raison, à moins de poursuivre une arme.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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