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CHRONIQUE : La Russie coupe internet à la Douma et bloque Telegram, la forteresse numérique se referme
Crédit: Adobe Stock

Le modèle chinois comme inspiration assumée

Il fut un temps où la Russie se moquait ouvertement du Grand Firewall chinois. Les responsables du Kremlin vantaient la liberté relative de l’internet russe comme preuve de leur ouverture sur le monde. Ce temps est révolu. Aujourd’hui, Moscou ne se contente plus de s’inspirer du modèle chinois de contrôle de l’internet. Elle le copie, le perfectionne et, dans certains domaines, le dépasse. Le système TSPU, ces boîtiers de filtrage installés chez tous les opérateurs télécoms russes, fonctionne comme une version musclée du Golden Shield chinois.


Il y a quelque chose de profondément ironique dans le fait que la Russie, qui prétend défendre la souveraineté des nations contre l’hégémonie occidentale, emprunte ses méthodes de contrôle au régime le plus surveillant de la planète. La souveraineté numérique russe n’est qu’un euphémisme pour désigner une prison à ciel ouvert.

Les différences qui aggravent le tableau

Mais il y a des différences fondamentales entre le modèle chinois et le modèle russe de censure numérique, et ces différences ne jouent pas en faveur de Moscou. La Chine a construit son firewall progressivement, sur plusieurs décennies, en développant simultanément un écosystème numérique national capable de remplacer les services occidentaux bloqués. Les Chinois ont WeChat au lieu de WhatsApp, Weibo au lieu de Twitter, Baidu au lieu de Google. La Russie, elle, n’a rien de comparable. VKontakte existe, certes, mais il ne remplace pas la richesse informationnelle de l’internet mondial.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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