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COMMENTAIRE : Kyiv et Bucha plongées dans le noir par les frappes russes sur l’énergie, la résilience ukrainienne face au blackout
Crédit: Adobe Stock

Deux ans de bombardements systématiques contre le réseau électrique

La campagne russe contre l’infrastructure énergétique ukrainienne a débuté à grande échelle en octobre 2022, quand les forces de Moscou ont lancé la première vague de missiles contre les centrales électriques et les sous-stations du pays. Depuis, plus de cinquante pour cent de la capacité de production électrique ukrainienne a été endommagée ou détruite. Les centrales thermiques qui alimentaient les villes en électricité et en chauffage ont été frappées à répétition, certaines jusqu’à dix fois. À chaque réparation, un nouveau missile vient défaire le travail des ingénieurs.

L’Agence internationale de l’énergie a documenté l’ampleur sans précédent de cette destruction. Jamais dans l’histoire moderne un pays n’a subi une campagne aussi prolongée et aussi systématique contre son réseau énergétique. Les frappes ne ciblent pas seulement les grandes centrales. Elles visent aussi les transformateurs, ces équipements spécialisés qui prennent des mois à fabriquer et qui ne peuvent pas être remplacés rapidement. Chaque transformateur détruit est un goulot d’étranglement supplémentaire dans un réseau déjà fragilisé.


Bombarder des centrales électriques en hiver. Cibler des transformateurs qui alimentent les hôpitaux. Plonger des villes entières dans le noir et le froid. Si ces actes ne constituent pas des crimes de guerre, alors le concept de crime de guerre n’a plus aucun sens. La Russie ne cible pas des objectifs militaires. Elle cible la capacité d’un peuple à survivre. Et la communauté internationale regarde, condamne et passe à autre chose.

Le réseau ukrainien entre destruction et régénération permanente

Les ingénieurs ukrainiens ont accompli ce que beaucoup considéraient comme impossible : maintenir un réseau électrique fonctionnel sous un bombardement continu. Ils ont développé des techniques de réparation d’urgence qui permettent de remettre en service des installations en quelques jours plutôt qu’en quelques mois. Ils ont décentralisé le réseau pour réduire la vulnérabilité aux frappes ciblées. Ils ont installé des générateurs de secours dans les installations critiques. Et pourtant, chaque nouvelle vague de frappes repousse les limites de cette capacité de régénération.

Le printemps 2026 devait être une période de reconstruction accélérée, profitant de la baisse de la demande de chauffage pour réparer les installations endommagées pendant l’hiver. Les frappes de mars perturbent ce calendrier. Les ressources qui devaient être consacrées à la reconstruction sont détournées vers les réparations d’urgence. Le cercle vicieux de la destruction et de la réparation se perpétue, empêchant toute amélioration durable de la situation énergétique du pays.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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