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COMMENTAIRE : L’allégement des sanctions ne sauvera pas la Russie, la vérité que Washington refuse d’entendre
Crédit: Adobe Stock

Les revenus pétroliers en chute libre malgré la production maintenue

La Russie continue de pomper du pétrole. Les champs de Sibérie occidentale, de la Volga-Oural et de Sakhaline tournent à plein régime. Mais le prix auquel ce pétrole est vendu a considérablement baissé. Le plafond de prix imposé par le G7 à 60 dollars le baril, combiné aux sanctions sur les assurances maritimes et les services de transport, a forcé la Russie à vendre son brut avec des décotes importantes par rapport aux prix mondiaux.

Les acheteurs principaux — l’Inde, la Chine, la Turquie — négocient des rabais substantiels. Ils savent que la Russie n’a pas d’alternative. C’est une position de faiblesse structurelle que les sanctions ont créée et que l’allégement américain ne peut pas résoudre. Parce que même si les États-Unis assouplissent leur régime de sanctions, les acheteurs asiatiques continueront d’exiger des rabais. Le pouvoir de négociation est passé des mains du vendeur russe à celles des acheteurs.

La vraie victoire des sanctions n’est pas d’avoir coupé le robinet du pétrole russe. C’est d’avoir transformé la Russie en un fournisseur captif, obligé de vendre à prix bradé à des acheteurs qui dictent leurs conditions. L’Inde et la Chine ont obtenu ce que des décennies de diplomatie énergétique n’avaient pas réussi — un accès au brut russe à prix cassé. Et l’allégement américain ne changera rien à cette dynamique. Le mal est fait.

L’inflation et le rouble, les deux plaies de l’économie domestique

À l’intérieur de la Russie, l’inflation dévore le pouvoir d’achat des ménages. La Banque centrale russe a maintenu des taux d’intérêt parmi les plus élevés au monde — au-dessus de vingt pour cent — pour tenter de contenir la hausse des prix. Mais ces taux élevés étouffent l’investissement et la consommation. Les entreprises russes qui ne travaillent pas pour le complexe militaro-industriel souffrent d’un accès au crédit devenu prohibitif.

Le rouble oscille, soutenu artificiellement par des contrôles de capitaux et des ventes obligatoires de devises par les exportateurs. Mais cette stabilité apparente masque une fragilité profonde. Les réserves de la Banque centrale, partiellement gelées par les sanctions occidentales, ne sont plus le coussin de sécurité qu’elles étaient. Et chaque mois de guerre supplémentaire érode un peu plus la capacité de l’État russe à maintenir l’illusion de la normalité économique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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