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ÉDITORIAL : Zelensky avertit que dix milliards de dollars vont financer les drones qui frappent l’Ukraine
Crédit: Adobe Stock

Ce que les États-Unis ont fait et ce que cela change

Les États-Unis ont autorisé les transactions impliquant du pétrole et des produits pétroliers russes chargés sur des navires avant le 12 mars 2026. Ces cargaisons sont exemptées des sanctions jusqu’au 11 avril. L’administration Trump présente cette mesure comme étroite et temporaire. Zelensky la présente pour ce qu’elle est — un cadeau de dix milliards de dollars à la machine de guerre russe.

La différence de perspective est totale. Pour Washington, c’est un ajustement technique dans le cadre d’une stratégie énergétique globale. Pour Kyiv, c’est le financement de milliers de frappes supplémentaires sur des civils ukrainiens. Et pourtant, les deux perspectives décrivent la même réalité. Les dollars qui couleront dans les caisses du Kremlin grâce à cet allégement seront utilisés pour acheter des armes. C’est une certitude, pas une hypothèse. Parce que la Russie consacre plus de trente pour cent de son budget à la guerre. Chaque dollar de revenu supplémentaire alimente cette machine.

L’administration Trump dira que l’allégement est temporaire. Limité. Technique. Elle utilisera tous les adjectifs rassurants de la diplomatie pour minimiser la portée de sa décision. Mais les adjectifs ne changent pas l’arithmétique. Dix milliards restent dix milliards. Cinq cent mille drones restent cinq cent mille drones. Et les Ukrainiens qui mourront sous ces drones n’auront rien à faire du caractère temporaire de la mesure qui les a financés.

La réaction européenne, entre solidarité et impuissance

Le président Macron a été clair dans son soutien à Zelensky. La France maintiendra ses sanctions contre la Russie. L’Europe ne suivra pas le chemin américain. Mais cette clarté verbale masque une réalité plus complexe. L’Europe ne peut pas, à elle seule, maintenir un régime de sanctions efficace si les États-Unis le sapent. Les sanctions sont un outil collectif. Quand le membre le plus puissant de la coalition ouvre des brèches, tout l’édifice est fragilisé.

L’appel de Zelensky à débloquer le vingtième paquet de sanctions européennes est d’autant plus urgent. Ce paquet, retardé par les réticences de certains États membres, doit compenser partiellement l’allégement américain. Mais le processus décisionnel européen est lent. Chaque paquet de sanctions nécessite l’unanimité des vingt-sept. Et la Hongrie de Viktor Orbán utilise ce droit de veto avec une régularité qui sert les intérêts de Moscou autant que les siens.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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