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RÉCIT : L’Ukraine reprend du terrain pour la première fois depuis 2023 et l’armée russe vacille
Crédit: Adobe Stock

Trente-cinq mille pertes par mois, le prix de l’obstination

Le facteur principal derrière les gains ukrainiens n’est pas une percée technologique ou un afflux d’armes occidentales. C’est l’épuisement de l’armée russe. Les chiffres sont implacables. La Russie perd environ trente-cinq mille hommes par mois, entre tués, blessés et prisonniers. Depuis février 2022, les forces russes ont subi près de un million deux cent mille pertes. C’est plus que toute grande puissance dans tout conflit depuis la Seconde Guerre mondiale. Un chiffre si énorme qu’il finit par perdre son sens. Mais sur le terrain, chaque perte se traduit en une tranchée un peu moins défendue, en un assaut un peu moins fourni, en une position un peu plus vulnérable.

L’incapacité de Moscou à reconstituer ses pertes de première ligne est le facteur clé. Un officiel militaire ukrainien a déclaré que depuis trois mois, la Russie n’a plus de quoi constituer ses réserves. Les chiffres de recrutement sont en baisse dans toute la Russie. Les primes offertes aux volontaires ont été multipliées par dix depuis le début de la guerre, signe que les candidats se font rares. Et les prisonniers mobilisables, le vivier dans lequel Wagner puis le ministère de la Défense puisaient, est en voie d’épuisement.

Il y a une arithmétique froide dans cette guerre. Trente-cinq mille pertes par mois. Un million deux cent mille depuis le début. Chaque chiffre est un être humain. Un fils qui ne rentrera pas. Un père qui ne verra pas grandir ses enfants. Mais au-delà de la tragédie individuelle, ces chiffres racontent une histoire stratégique. L’armée russe se vide. Pas demain. Maintenant. Et l’Ukraine l’a compris avant tout le monde.

La crise du recrutement qui étouffe le Kremlin

Le Kremlin fait face à un dilemme impossible. Pour maintenir son offensive, il a besoin de soldats frais. Mais la mobilisation générale, la seule mesure qui pourrait fournir les effectifs nécessaires, est politiquement toxique.

La mobilisation partielle de septembre 2022 avait provoqué un exode de centaines de milliers de Russes vers les pays voisins. Une nouvelle mobilisation pourrait déstabiliser le régime lui-même. Poutine est coincé. Et pourtant, il continue d’envoyer des hommes au front, en rachetant de plus en plus cher le peu de volontaires disponibles.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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