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REPORTAGE : 153 affrontements en vingt-quatre heures, la ligne de front ukrainienne refuse de céder
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi la Russie veut Kostiantynivka à tout prix

Kostiantynivka n’est pas un nom au hasard sur la carte. C’est un nœud logistique essentiel dans le Donbas, une ville qui contrôle plusieurs routes d’approvisionnement vers Kramatorsk et Sloviansk. Si Moscou parvient à percer dans ce secteur, c’est tout le dispositif défensif ukrainien dans l’est qui risque de basculer. Le commandement russe le sait. Il y concentre ses meilleures unités, ses forces aéroportées, ses bataillons d’assaut les mieux entraînés. Le prix à payer est secondaire.

Les 37 affrontements enregistrés en une journée sur ce seul secteur témoignent de l’intensité de la pression. Dmytro, 31 ans, opérateur de drone FPV dans la 92e brigade, décrit le terrain comme un enfer de cratères et de tranchées effondrées. Chaque assaut russe commence par un barrage d’artillerie de quinze à vingt minutes, suivi d’une avance de petits groupes de cinq à huit soldats. Les drones ukrainiens les repèrent, les engagent, les détruisent. Et pourtant, d’autres viennent. Toujours d’autres.

Il faut un courage que les mots ne peuvent pas contenir pour rester dans une tranchée quand on sait que la prochaine vague arrive dans dix minutes. Ce courage, il ne se mesure pas en médailles. Il se mesure en secondes de résistance quand tout pousse à fuir.

Les défenseurs qui ne reculent pas

La défense de Kostiantynivka repose sur un mélange de technologie et de ténacité humaine. Les drones de reconnaissance offrent une vision permanente du champ de bataille. Les drones FPV frappent les colonnes avant qu’elles n’atteignent les positions. L’artillerie ukrainienne, moins abondante que celle de l’adversaire, compense par une précision chirurgicale guidée par les données en temps réel. Chaque obus compte. Chaque tir est calculé.

Les soldats ukrainiens de ce secteur ont développé une doctrine défensive qui fait école. Des positions en profondeur, des tunnels de communication, des points d’appui camouflés que les satellites russes peinent à détecter. Viktor, 42 ans, ancien ingénieur devenu commandant de compagnie, a conçu un système de tranchées interconnectées qui permet à ses hommes de se replier, de contourner, et de frapper les assaillants par le flanc. La guerre de position du vingt et unième siècle se réinvente dans la boue du Donbas.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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