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ANALYSE : Cuba négocie avec Trump, le dernier bastion communiste à genoux
Crédit: Adobe Stock

La capture de Maduro, le cordon ombilical tranché

Pour comprendre pourquoi Cuba négocie, il faut remonter au 3 janvier 2026. Ce jour-là, des commandos américains ont capturé Nicolás Maduro au Venezuela. L’opération a tranché le cordon ombilical qui maintenait Cuba en vie depuis vingt ans. Le programme Petro-Caribe, cette perfusion de pétrole vénézuélien subventionné, s’est évaporé en une nuit. Trente-deux soldats cubains ont été tués lors de l’opération. La Havane n’a même pas pu protester publiquement.

Le Venezuela de l’après-Maduro coopère désormais avec Washington. Le robinet vers Cuba a été fermé, soudé et enterré. Carlos, 43 ans, chauffeur de taxi à Santiago de Cuba, n’a pas fait rouler sa Chevrolet de 1957 depuis six semaines. Plus d’essence. Plus de touristes. « Les Américains nous affament et notre gouvernement nous empêche de nous nourrir nous-mêmes », dit-il. Cette phrase contient toute la tragédie cubaine.


Je me demande combien de temps un peuple peut survivre en étant pris en otage par deux forces qui le broient sans même le regarder. Le cynisme de Washington et l’entêtement de La Havane produisent le même résultat : des enfants dans le noir, des hôpitaux sans électricité, des vies suspendues à un jeu d’échecs où les pions sont des êtres humains.

Le Mexique sous pression, la Russie en embuscade

Cuba a tenté de diversifier ses sources. Le Mexique a fourni du pétrole, mais Trump a menacé Mexico de tarifs douaniers punitifs. Le Mexique a cédé. La Russie prépare l’envoi de pétrole brut via sa flotte fantôme, présenté comme de l’aide humanitaire. Chaque baril russe livré à La Havane est un message à Washington. Et chaque baril intercepté est une réponse.

L’ONU a averti d’un risque d’« effondrement humanitaire ». Cuba ne produit que 40 % de ses besoins quotidiens en carburant. Les 60 % restants venaient du Venezuela, du Mexique, de la Russie. Aujourd’hui, ces trois sources sont coupées ou menacées. Et pourtant, le régime continue de parler de « résistance » et de « dignité révolutionnaire ». Des mots qui ne font pas tourner les générateurs.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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