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ANALYSE : La Russie, seul vainqueur de la guerre contre l’Iran, et personne ne l’a vu venir
Crédit: Adobe Stock

Les mots qui dérangent à Bruxelles

António Costa n’est pas un provocateur. L’ancien Premier ministre portugais est un homme de consensus. Quand un tel profil choisit des mots aussi tranchants, c’est que la situation l’exige. Il a identifié trois mécanismes précis. Premier : la hausse des prix fournit à la Russie de nouvelles ressources pour financer sa guerre contre l’Ukraine. Deuxième : les capacités militaires destinées à Kiev sont détournées vers le Moyen-Orient. Troisième : l’attention internationale se détourne du conflit ukrainien, offrant à Poutine un écran de fumée inespéré.

Costa a aussi insisté sur la nécessité de protéger l’ordre international fondé sur des règles — un ordre remis en question non seulement par la Russie ou la Chine, mais par les États-Unis eux-mêmes. L’Europe se retrouve prise en étau entre un allié américain imprévisible et un adversaire russe qui transforme chaque crise en opportunité. Et pourtant, malgré la clarté du diagnostic, aucune réponse européenne concrète n’a émergé. Juste des mots justes. Mais des mots seulement.


Il y a quelque chose de profondément troublant dans la lucidité impuissante d’António Costa. Il voit le piège. Il le nomme. Il le décrit avec une précision chirurgicale. Et puis quoi ? L’Europe regarde le train passer, encore une fois. On diagnostique le cancer, mais on refuse la chimiothérapie.

Un aveu d’impuissance européenne

La déclaration de Costa est un aveu d’impuissance. L’Europe sait que cette guerre profite à la Russie. Elle sait que chaque jour de conflit renforce Poutine et affaiblit Kiev. Mais elle manque de volonté politique, de levier stratégique et d’autonomie décisionnelle. L’Union européenne est devenue une puissance qui commente brillamment les crises qu’elle est incapable d’influencer.

Trois jours après, le 13 mars, les États-Unis ont annoncé un allègement temporaire des sanctions sur le pétrole russe — sans consulter les alliés européens. Costa a qualifié cette décision de très préoccupante pour la sécurité européenne. Et pourtant, Washington a agi seul. Comme si l’avis de ses alliés ne pesait pas plus lourd qu’un communiqué de presse.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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