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ANALYSE : Le PrSM Increment 2, le missile qui transforme chaque HIMARS en chasseur de navires
Crédit: Adobe Stock

Radiofréquence et infrarouge, la combinaison fatale

Les missiles balistiques conventionnels utilisent un guidage inertiel couplé au GPS. Le missile connaît les coordonnées avant le lancement et s’y rend en ligne droite. Efficace contre un bunker. Inutile contre un destroyer naviguant à 30 noeuds. L’autodirecteur du PrSM Increment 2 combine deux technologies. La détection radiofréquence passive capte les émissions radar de la cible sans émettre le moindre signal détectable. Les capteurs infrarouges imageurs identifient la signature thermique avec une précision métrique en phase terminale.

Cette combinaison rend le missile résistant au brouillage GPS, capable de fonctionner en environnement contesté et redoutablement efficace contre des cibles qui tentent de se dérober. Plus un navire utilise ses radars pour détecter le missile, plus il facilite la tâche de l’autodirecteur. Le dilemme est cruel et délibéré.


Je note avec fascination que cette technologie d’autodirecteur multi-mode existait déjà sur certains missiles antinavires. Mais la greffer sur un missile balistique tiré depuis un camion terrestre constitue un changement de paradigme que les stratèges navals du monde entier devraient méditer sérieusement.

La guerre en réseau, les sources de ciblage externes

Le PrSM Increment 2 ne travaille pas seul. Le système exploite des sources de ciblage externes : avions, drones, satellites, capteurs navals. Un drone repère un navire à 300 kilomètres. L’information transite par les réseaux de commandement. Le missile est tiré et guidé avec une précision chirurgicale. Le tout en quelques minutes. Et pourtant, malgré cette sophistication, le système reste compatible avec les lanceurs HIMARS et M270A2 existants sans modification majeure.

Cette architecture de ciblage distribué est le coeur de la doctrine américaine de combat multi-domaines. Le soldat qui tire n’a pas besoin de voir la cible. Le réseau s’en charge. Chaque HIMARS devient un noeud d’un système de combat distribué capable de frapper n’importe où, n’importe quand.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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