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ANALYSE : Trois semaines de plus en Iran, et personne ne parle de la fin
Crédit: Adobe Stock

L’arithmétique froide de la destruction

En moyenne, plus de vingt-six vagues de frappes par jour. Toutes les cinquante-cinq minutes, quelque part en Iran, des avions déchargent leur cargaison. Jour et nuit. Ce rythme dépasse celui de la guerre en Irak de 2003 et de l’opération Allied Force au Kosovo. C’est une campagne de bombardement d’une intensité que le Moyen-Orient n’a jamais connue.

Et pourtant, Defrin affirme qu’il reste des milliers de cibles. Après dix mille munitions, il en reste des milliers. Soit la liste s’allonge à mesure que les frappes révèlent de nouvelles installations. Soit la définition de cible légitime s’élargit — et c’est une tout autre histoire. Quand tout devient une cible, rien n’est plus un objectif. La guerre se nourrit d’elle-même.


Vingt-six vagues par jour. Je repense à Bagdad en 2003, ces images verdâtres de vision nocturne en boucle sur CNN. On appelait ça Shock and Awe. Aujourd’hui, quatre cents vagues ne font même plus la une. L’habitude est la forme la plus sournoise de la capitulation morale.

Les Gardiens de la Révolution dans l’étau

Les chiffres de Tsahal sont massifs : six mille morts, quinze mille blessés parmi les Gardiens de la Révolution. En deux semaines, le Corps aurait perdu cinq pour cent de ses effectifs et plus de dix pour cent en blessés. Un taux d’attrition que peu d’armées modernes peuvent absorber. Les rapports font état d’un moral en déclin — un euphémisme qui cache probablement une réalité bien plus sombre.

Mais les Gardiens ne sont pas qu’une armée. Ils sont un empire qui s’étend du Liban au Yémen. Les milices pro-iraniennes, le Hezbollah, les Houthis — tous regardent cette campagne avec une angoisse existentielle. Et pourtant, cette logique de dominos ignore un détail fondamental : les vides de pouvoir au Moyen-Orient ne restent jamais vides très longtemps.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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