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ANALYSE : Zaporizhzhia, nuit du 14 mars, les drones ukrainiens frappent au cœur de la logistique russe
Crédit: Adobe Stock

Osypenko, verrou logistique de l’occupation

Osypenko ne fait pas la une des journaux internationaux. Ce village de la région de Zaporizhzhia, occupé depuis les premiers mois de l’invasion, est pourtant un point névralgique. Sa position, à l’intersection de plusieurs axes routiers reliant les arrière-bases russes aux lignes de front, en fait un hub de redistribution. C’est là que convergent les convois venus de Crimée et de Melitopol. Frapper Osypenko, ce n’est pas frapper un point sur une carte. C’est couper une artère. Le dépôt contenait des munitions d’artillerie, des composants pour véhicules blindés, du carburant et des rations.

Cette destruction s’inscrit dans une campagne méthodique contre les nœuds logistiques russes. Le 10 mars, des munitions rôdeuses avaient touché des installations de stockage près de Koptieve et Makiivka. Le 11 mars, un système de défense antiaérienne Bouk-M1 avait été détruit, ainsi que le poste de commandement du 108e régiment d’assaut aérien de la 7e division aéroportée russe près de Pryshyb. Et pourtant, malgré cette cadence sans précédent, la Russie continue d’acheminer du matériel. La question est de savoir si l’Ukraine peut frapper plus vite que la Russie ne remplit.


Il y a quelque chose de vertigineux dans cette course entre destruction et reconstitution. Chaque nuit, des pilotes de drones ukrainiens guident leurs engins vers des cibles qu’ils ne verront jamais de leurs yeux. Et chaque matin, des convois russes reprennent la route. C’est la guerre du XXIe siècle. Invisible, silencieuse, implacable.

Prymorsk et la menace des drones russes neutralisée

La frappe de Prymorsk portait un message différent. En touchant un site de stockage de drones, les forces ukrainiennes s’attaquaient à l’arme que la Russie utilise pour cibler les villes. Chaque drone stocké représentait une menace pour un hôpital, une école, un immeuble de Zaporizhzhia.

En détruisant ces stocks, l’Ukraine a potentiellement sauvé des vies civiles qui n’auraient jamais su combien elles avaient frôlé la mort. Katia, 12 ans, dort dans un abri de Zaporizhzhia depuis huit mois. Elle ne sait pas qu’un drone qui devait peut-être frapper son quartier a brûlé cette nuit-là dans un entrepôt de Prymorsk. La guerre protège parfois dans l’ombre ceux qu’elle menace à la lumière.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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