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ANALYSE : Zelensky frappe au portefeuille de Moscou et Téhéran avec des sanctions inédites
Crédit: Adobe Stock

Quand les drones iraniens deviennent des armes russes

Des instructeurs iraniens ont formé les opérateurs russes de drones Shahed sur le sol russe. Des entreprises iraniennes ont aidé la Russie à déployer la production de drones d’attaque de type Shahed directement sur le territoire russe. C’est une intégration industrielle en bonne et due forme — un pays fournit la technologie, l’autre fournit les usines, et les deux partagent les cibles. Vlasiuk l’a dit : les complexes militaro-industriels russe et iranien sont interconnectés depuis longtemps.

Et les cibles ne se limitent pas à l’Ukraine. Les missiles iraniens ont été utilisés contre des pays du Golfe et du Moyen-Orient. Et pourtant, combien de capitales occidentales ont pris des mesures comparables contre ces mêmes entreprises ? Combien de gouvernements européens ont eu le courage de nommer ce que Kiev nomme aujourd’hui ? La réponse est dans le silence.


Il y a quelque chose de profondément troublant dans le fait qu’un pays en guerre doive faire le travail que les grandes puissances refusent de faire. L’Ukraine sanctionne des entités iraniennes que l’Europe hésite encore à nommer. L’ironie est brutale : c’est le pays bombardé qui trace la ligne rouge que les pays en paix n’osent pas tracer.

Les composants Kometa et le nerf de la guerre numérique

Le nom Kometa désigne une famille d’équipements de navigation satellitaire qui constitue le système nerveux des armes de précision russes. Sans cette série, les drones perdent leur trajectoire. Les missiles de croisière deviennent des projectiles aveugles. En ciblant les fournisseurs de composants Kometa, Zelensky s’attaque à l’intelligence des armes russes. C’est l’équivalent stratégique de couper le nerf optique d’un tireur d’élite.

Les entreprises visées sont des acteurs industriels intégrés dans la chaîne de production militaire russe, connectés à des réseaux d’approvisionnement internationaux qui contournent les sanctions existantes. En les nommant, Kiev fait publiquement ce que les services de renseignement occidentaux font en silence. Et pourtant, la communauté internationale continue de traiter ces révélations comme de simples notes diplomatiques.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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