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BILLET : 860 soldats russes en un jour, le prix insoutenable de la folie de Poutine
Crédit: Adobe Stock

La géographie silencieuse du deuil

Ce ne sont pas les fils de Moscou qui meurent en Ukraine. Ce sont les garçons du Daghestan, de la Bouriatie, du Bachkortostan. Les régions les plus pauvres fournissent la chair à canon. Irina, 54 ans, dans un village de la république de Touva, a perdu ses deux fils en sept mois. Le premier dans la direction de Lyman. Le second en Zaporijjia. Ni corps ni explication. Juste le silence officiel.

Ce colonialisme interne est la signature la plus obscène de cette guerre. La Russie choisit ses victimes selon une hiérarchie ethnique qui remonte aux tsars. Les minorités, les ruraux, les défavorisés meurent pour que les élites moscovites continuent leur vie sans la moindre perturbation. Et pourtant, personne ne manifeste. Le silence des mères russes est le bruit le plus assourdissant de ce conflit.


Je me demande parfois si le vrai crime de Poutine n’est pas l’invasion elle-même, mais d’avoir convaincu tout un peuple que la mort de ses enfants était un prix acceptable pour des kilomètres de boue ukrainienne.

La machine à recruter qui ne s’arrête jamais

Pour maintenir ce rythme de pertes, la Russie a transformé son recrutement en broyeur. Des primes de 2 millions de roubles. Les prisons vidées. Les centres de désintoxication ratissés. Des travailleurs migrants népalais, indiens, cubains attirés par la promesse de citoyenneté russe et découvrant la réalité du front trop tard pour reculer. La guerre comme seule politique sociale.

Cette hémorragie aggrave une crise démographique préexistante. Le taux de natalité s’effondre, la population active rétrécit. Chaque soldat perdu est un travailleur, un père, un contribuable en moins. Les démographes estiment que les conséquences se feront sentir pendant deux générations. Mais les démographes ne siègent pas au Conseil de sécurité russe.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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