Skip to content
CHRONIQUE : 498 armes dans le ciel ukrainien, la nuit ou Moscou a voulu noyer Kyiv sous le feu
Crédit: Adobe Stock

Anatomie d’une attaque a 498 vecteurs

Pour comprendre cette nuit, il faut saisir la logique militaire derriere chaque choix d’armement. Les deux Zircon ne sont pas la pour frapper des cibles precises. Ils sont la pour terrifier. A Mach 9, le Zircon est pratiquement impossible a intercepter. Son role est celui du belier psychologique. Les treize Iskander-M balistiques reduisent le temps de reaction des defenses a quelques minutes. Leur trajectoire quasi verticale les rend difficiles a detecter dans la phase terminale.

Puis viennent les missiles de croisiere. Vingt-cinq Kalibr volant a basse altitude. Vingt-quatre Kh-101 lances depuis des bombardiers Tu-95. Ces missiles furtifs constituent la menace la plus sophistiquee de l’arsenal russe. Et au-dessus de tout, la maree de 430 drones. Deux cent cinquante Shahed iraniens a 20 000 dollars piece, contre plusieurs millions pour chaque missile intercepteur. L’equation economique est aussi cruelle que l’equation militaire.


Quand un pays utilise des drones a 20 000 dollars pour forcer son adversaire a depenser des missiles a deux millions, ce n’est plus de la guerre conventionnelle, c’est de la comptabilite macabre elevee au rang de strategie

Le calcul cynique du ratio cout-interception

Derriere chaque Shahed se cache un calcul que les strateges du Kremlin maitrisent. Un drone Shahed-136 coute entre 20 000 et 50 000 dollars. Un missile Patriot PAC-3 coute quatre millions. Les drones constituent plus de 85 pour cent des armes lancees. La strategie n’est pas de detruire l’Ukraine missile par missile. C’est d’epuiser ses stocks defensifs, de vider les arsenaux occidentaux. Et pourtant, l’Ukraine refuse de ceder. Les ingenieurs ukrainiens developpent leurs propres systemes a moindre cout. Les brouilleurs electroniques detournent des drones sans tirer un seul coup.

Le cout total de cette attaque depasse les 400 millions de dollars en armement russe. Quatre cents millions pour une nuit. Le calcul revele une verite : malgre la massivite de l’assaut, le taux d’interception de 92 pour cent demontre que les defenses tiennent. Elles plient parfois. Elles craquent localement. Mais elles ne rompent pas. Et chaque nuit ou elles tiennent constitue une victoire dans une guerre d’attrition que le Kremlin n’avait pas prevue aussi couteuse.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu