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ÉDITORIAL : L’Ukraine protège les bases américaines que Washington refuse de défendre
Crédit: Adobe Stock

Quatre ans de guerre comme laboratoire

Ce que les stratèges du Pentagone découvrent en mars 2026, les Ukrainiens le savent depuis 2022 : la guerre des drones a changé les règles du combat. Quand la Russie a saturé le ciel ukrainien de Shahed iraniens, Kiev n’avait pas le luxe de répondre avec des missiles à plusieurs millions. Les Ukrainiens ont développé des drones intercepteurs capables d’abattre un Shahed pour une fraction du coût. Certains modèles coûtent entre 1 000 et 2 500 dollars. Les plus avancés atteignent 15 000 dollars.

La semaine précédant l’annonce, l’armée ukrainienne avait abattu 90 pour cent des 1 250 drones russes lancés contre son territoire, et plus de la moitié des 34 missiles tirés dans la même période. Ce taux d’interception n’est pas un chiffre de propagande — il est documenté, vérifié, et c’est précisément ce qui a poussé Washington à décrocher son téléphone. L’Ukraine ne vendait pas une promesse. Elle vendait un résultat prouvé sur le champ de bataille le plus intense depuis la Seconde Guerre mondiale.


Je trouve fascinant que quatre années de souffrance aient produit exactement l’expertise dont le monde a besoin aujourd’hui. L’Ukraine n’a pas choisi de devenir un laboratoire anti-drone. Elle y a été forcée par l’indifférence de ceux qui frappent maintenant à sa porte.

Le Shahed retourné contre son créateur

Les drones Shahed utilisés par l’Iran contre les bases américaines sont exactement les mêmes que ceux que la Russie utilise contre l’Ukraine. Le même design. Les mêmes trajectoires. Les Ukrainiens les interceptent chaque nuit depuis plus de trois ans. Ils connaissent leur signature radar, leurs faiblesses, leurs schémas d’attaque en essaim.

Le ministre de la Défense Mykhailo Fedorov annonce vouloir identifier 100 pour cent des menaces aériennes en temps réel et intercepter au moins 95 pour cent. Les opérateurs ukrainiens sont responsables de 96 pour cent des pertes russes causées par drones. Ce savoir-faire n’existe nulle part ailleurs. Et c’est ce savoir-faire que Washington vient chercher après avoir tourné le dos pendant des mois.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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