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ÉDITORIAL : Trump lève les sanctions pétrolières contre la Russie, le jackpot offert à Poutine
Crédit: Adobe Stock

Anatomie d’une licence qui change tout

La licence de l’OFAC autorise les transactions liées au pétrole brut russe chargé sur des navires sanctionnés. Cent vingt-huit millions de barils concernés, soit cinq à six jours de transit normal à travers Ormuz. Les bénéficiaires : Rosneft, Lukoil, Surgutneftegaz. Des noms directement liés à l’effort de guerre russe.

Et pourtant, la mécanique dépasse les barils officiels. Les traders ont compris le signal : les sanctions russes sont négociables. Dmitri, 42 ans, courtier à Dubaï, résume : « Le marché vient de comprendre que tout est négociable avec cette administration. » Le précédent est créé. Les sanctions ne sont plus un mur. Ce sont des portes avec un prix d’entrée.


Quand le pays qui impose les sanctions les suspend au premier prétexte, ce ne sont plus des sanctions mais du théâtre géopolitique avec des figurants qui meurent pour de vrai

Le price cap pulvérisé

Le price cap à 60 dollars le baril, négocié en décembre 2022, était la pièce maîtresse du régime de sanctions. Imparfait mais symbolique. Avec le baril à plus de 100 dollars, le pétrole russe se vend désormais bien au-dessus du plafond avec la bénédiction américaine.

Les chiffres du CREA sont implacables. Les revenus pétroliers russes ont explosé de 6,9 milliards. Six virgule neuf milliards qui s’ajoutent au budget militaire russe de 145 milliards de dollars pour 2026. Chaque dollar finance directement la guerre. Le lien entre pétrole russe et bombardements ukrainiens n’est pas une métaphore. C’est une chaîne logistique documentée.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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