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FACT-CHECK : 740 soldats russes en un jour, les chiffres que Moscou ne peut plus cacher
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres ligne par ligne

Les données cumulées composent un tableau d’une brutalité arithmétique. 11 781 chars détruits — la Russie n’en possédait que 3 300 opérationnels au début. Elle puise désormais dans des stocks soviétiques vieux de quarante ans, ressortant des T-62 et des T-55 des entrepôts de Sibérie. Vingt-quatre mille deux cent treize véhicules blindés anéantis. Trente-huit mille quatre cent trente-huit systèmes d’artillerie réduits en ferraille, à un rythme que même les usines Uralvagonzavod ne peuvent compenser.

Et pourtant, les chiffres les plus vertigineux se trouvent dans les airs. 179 270 drones tactiques abattus. Quatre cent trente-cinq avions. Trois cent quarante-neuf hélicoptères. Le ciel ukrainien est devenu un cimetière pour l’aviation russe, les systèmes de défense antiaérienne Patriot et NASAMS transformant chaque sortie en mission à haut risque. Trente-deux navires de guerre envoyés par le fond, dont le croiseur Moskva. La flotte de la mer Noire repoussée par des drones navals qui coûtent cent fois moins que les bâtiments qu’ils coulent.


Ces chiffres forment le portrait d’une armée qui se consume elle-même. La deuxième armée du monde se dévore pour conquérir des villages dont personne en Occident ne connaît le nom, et le Kremlin appelle cela une victoire

La moyenne quotidienne qui accélère

La moyenne quotidienne des pertes russes n’a cessé d’augmenter. En 2022 : 350 à 400 par jour. En 2023 : plus de 500. En 2024, Bloomberg rapportait 430 000 pertes pour la seule année, soit 1 180 par jour. En 2025, environ 1 100 quotidiens selon le ministère britannique de la Défense. Les 740 du 14 mars 2026 représentent une journée calme sur l’échelle de cette boucherie. Les pics dépassent régulièrement les 1 500 pertes en vingt-quatre heures.

Sergueï, 45 ans, ancien officier des forces aéroportées russes réfugié en Géorgie, confie aux médias indépendants russes : « Les commandants reçoivent des quotas de progression. Pas des objectifs tactiques raisonnables. Des mètres à gagner par jour. Chaque mètre se paie en vies. » Cette logique de l’attrition maximale, où le territoire se mesure en cadavres, définit la stratégie russe depuis l’échec de la prise de Kyiv.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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