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RÉCIT : Quand un espion du Kremlin se fait piéger par Google Translate en planifiant un assassinat
Crédit: Adobe Stock

Une structure née de l’échec et cachée dans une usine d’armes

Le Centre 795 est le produit d’un constat d’échec cuisant. Les précédentes unités d’assassinat du GRU avaient accumulé les fuites. L’empoisonnement raté de Sergueï Skripal à Salisbury en 2018, la tentative d’élimination d’Alexeï Navalny au Novitchok en 2020 : chaque opération laissait derrière elle une traînée de preuves. Le Kremlin avait besoin d’un nouveau bras armé. Invisible, coupé de toutes les structures existantes, hébergé dans un lieu que personne ne penserait à regarder. Le groupe Kalachnikov Concern — le célèbre fabricant d’AK-47 — est devenu cette couverture d’un cynisme remarquable.

Ses usines emploient des milliers de travailleurs ordinaires qui n’ont aucune idée qu’à quelques étages au-dessus de leurs postes de soudure, une unité de tueurs professionnels planifie des opérations d’élimination sur le sol européen. Le Centre 795 dispose de sa propre hiérarchie, de ses propres codes d’accès, de ses propres canaux de communication — un État dans l’État.


Quand un régime cache ses escadrons de la mort à l’intérieur de ses propres usines d’armement, ce n’est plus de la paranoïa — c’est l’architecture méthodique d’un État qui a institutionnalisé le meurtre comme instrument de politique étrangère

Cinq cents officiers triés sur le volet

Denis Fisenko, 52 ans, vétéran du groupe Alpha, commande cette armée de l’ombre. Il a reçu un mandat sans précédent : le droit de recruter n’importe quel officier de n’importe quelle branche sécuritaire. FSB, GRU, Rosgvardia, FSO — aucune porte ne lui était fermée. En quelques mois, il a constitué une force de cinq cents hommes et femmes, organisée en trois directorats : renseignement, assaut et soutien au combat. Tireurs d’élite, spécialistes en explosifs, experts en interception des communications.

Mais cette force de frappe redoutable souffrait d’un vice de conception. En recrutant à travers toutes les branches, Fisenko avait créé une tour de Babel sécuritaire où les protocoles de communication variaient d’un agent à l’autre. Il n’existait aucune doctrine unifiée. Et c’est dans cette faille que Denis Alimov allait s’engouffrer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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