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REPORTAGE : Aux portes de Pokrovsk, ces soldats risquent leur vie pour sauver des robots
Crédit: Adobe Stock

Des parachutistes devenus opérateurs de robots

Le bataillon Combat Hawks n’existait pas il y a deux ans. Il est né de la nécessité de structurer l’utilisation des systèmes sans pilote terrestres au sein de la 25e brigade. Ces soldats ne sont pas des techniciens de laboratoire. Ce sont des parachutistes reconvertis qui ont appris à piloter des robots entre deux assauts. Leur unité intègre un atelier d’ingénierie de 10 à 12 personnes capable de remettre en service les plateformes endommagées directement sur la ligne de front. Chaque atelier mobile coûte environ 36 000 dollars, un investissement dérisoire face au prix d’une vie.

Oleksandr, 28 ans, opérateur de la section robotique, guide son UGV depuis un abri souterrain à trois kilomètres de la ligne de contact. La plateforme qu’il pilote transporte jusqu’à 200 kilogrammes par mission. Munitions, eau, rations, matériel médical. Et quand l’écran se brouille, quand le robot s’immobilise sous le feu, Oleksandr sait que quelqu’un devra aller le chercher. À pied. Dans la zone grise.


Je n’arrive pas à m’habituer à cette image. Des soldats du vingt-et-unième siècle qui courent sous les balles pour récupérer un robot. La technologie la plus avancée et le courage le plus primitif, fusionnés dans le même geste. Absurde et sublime à la fois.

Des routes où seuls les robots passent encore

La brigade le dit sans détour. Il existe des routes où plus aucun véhicule blindé ne peut circuler. Des chemins tellement exposés que seul un robot peut s’y aventurer. Et pourtant, ces chemins sont vitaux. Sans eux, pas de munitions, pas de nourriture, pas d’évacuation médicale. Les UGV sont devenus le système circulatoire de la défense ukrainienne autour de Pokrovsk.

Dmytro, 34 ans, chef de section, explique la logique froide derrière chaque sauvetage robotique. Un UGV coûte une fraction du prix d’un blindé. Mais sa valeur se mesure en vies sauvées. Perdre un robot dans la zone grise, c’est condamner des soldats à combattre sans ravitaillement. C’est abandonner des blessés sans évacuation. Les Combat Hawks refusent cette équation.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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