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BILLET : 5 059 drones en un mois et le monde regarde ailleurs
Crédit: Adobe Stock

Une escalade méthodique, pas accidentelle

Il serait tentant de voir dans ces chiffres le résultat d’un emballement, d’une perte de contrôle de la machine de guerre russe. Ce serait une erreur. L’augmentation de treize pour cent des drones entre janvier et février n’est pas un accident. Le doublement des tirs de missiles n’est pas une coïncidence. C’est une stratégie délibérée. Moscou a fait un calcul simple et glaçant : chaque infrastructure civile détruite en hiver coûte des vies, de l’énergie, du moral, de la capacité de résistance. Chaque nuit sans chauffage est une nuit où la population ukrainienne se demande combien de temps encore elle pourra tenir. C’est une guerre d’usure menée non pas contre une armée, mais contre des radiateurs, des chaudières, des lignes à haute tension. Et dans cette guerre-là, le Kremlin n’a aucune intention de faire des prisonniers.

Les coupures de courant généralisées qui ont frappé l’Ukraine en février ne sont pas un dommage collatéral. Elles sont l’objectif. Des centaines de milliers de personnes privées de services essentiels, des délestages tournants imposés dans tout le pays — voilà ce que produit cette campagne de frappes systématiques. Et pendant ce temps, dans les couloirs feutrés de la diplomatie internationale, on discute de calendriers, de formats de négociation, de conditions préalables. Des mots. Des syllabes. Du vent tiède dans un pays qui gèle.

Il y a quelque chose d’obscène à parler de diplomatie pendant que des familles dorment tout habillées, serrées autour d’un poêle de fortune, parce que le réseau électrique a été méthodiquement réduit en poussière. La diplomatie ne réchauffe personne.

La doctrine du Shahed comme arme de terreur

Le drone Shahed, de conception iranienne, est devenu le symbole de cette guerre de l’ombre. Pas parce qu’il est sophistiqué — il ne l’est pas. Mais parce qu’il est bon marché, produit en masse, et terriblement efficace contre des cibles civiles. Cinq mille unités en un mois, cela signifie que les chaînes de production tournent à plein régime, que l’approvisionnement iranien n’a jamais été aussi fluide, et que les sanctions internationales censées étrangler cette filière ont l’efficacité d’un parapluie dans un ouragan. Chaque Shahed qui décolle est une preuve que le système de pression économique occidentale a échoué à couper les artères de cette machine de mort.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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