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BILLET : Les drones ukrainiens démontent le bluff russe — faux radar S-300, vrais Tor détruits
Crédit: Adobe Stock

Anatomie d’un leurre de guerre

Pour comprendre l’ampleur de cette mise en scène, il faut d’abord comprendre ce qu’est un système S-300. C’est l’un des systèmes sol-air longue portée les plus puissants que la Russie déploie — capable d’engager des cibles à plus de 150 kilomètres, capable d’abattre des avions, des missiles de croisière, des drones de grande taille. C’est une pièce maîtresse. Une installation qu’on ne peut pas perdre sans conséquences. Alors quand on risque de la perdre, quand les drones ennemis rodent et que la reconnaissance électronique adverse scanne le ciel à la recherche de signatures, on fait quoi ? On construit un double. On crée une cible sacrificielle qui aimante l’attention, les munitions, les ressources ennemies — le temps que le vrai système décroche et disparaisse dans la profondeur du territoire occupé.

Ce que les équipes ukrainiennes ont trouvé à Shyroka Balka dans la région de Donetsk occupée, c’est exactement cette logique portée à son expression la plus basique. Des boîtes assemblées en formation, imitant visuellement la silhouette d’un lanceur, d’un radar, d’une installation opérationnelle. Avec, en prime, un émetteur radio diffusant ce que les spécialistes appellent un signal en « guirlande » — une signature électromagnétique de leurre conçue pour tromper les systèmes de détection passifs. Tout ça pour qu’un opérateur de drone, quelque part derrière un écran, voie une installation qui ressemble à ce qu’il cherche et décide de frapper là plutôt qu’ailleurs.

La sophistication du leurre, avec ses émissions radio simulées, dit quelque chose d’inquiétant sur l’état d’esprit des commandants russes sur le terrain. On ne construit pas ce genre de dispositif quand on se sent en position de force. On le construit quand on a peur. Quand on sait que les drones adverses sont partout et qu’on n’a plus les moyens de les arrêter autrement.

Signal radio, signal de détresse

La simulation d’émissions électromagnétiques est un art vieux comme la guerre électronique. Les grandes puissances militaires investissent des sommes considérables pour développer des leurres capables de tromper les systèmes de reconnaissance avancés. Ce qui est frappant ici, c’est que ces émissions radio n’ont pas suffi à convaincre les opérateurs ukrainiens. La détection s’est faite. L’identification s’est faite. Et la conclusion du commandant Brovdi — ce « le vrai système est proche, il sera éliminé » — n’est pas une bravade. C’est une méthode. Une logique opérationnelle froide : le leurre révèle l’intention, et l’intention révèle la position approximative de la cible réelle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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