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CHRONIQUE : 167 assauts en une nuit — le front ukrainien tient, mais à quel prix
Crédit: Adobe Stock

Trente-six assauts pour une ville

Pokrovsk. Ce nom revient comme un refrain sinistre dans chaque bulletin de front depuis des mois. Ce nœud logistique du Donbass, cette ville qui pèse des dizaines de milliers d’habitants, ce carrefour stratégique que les forces russes cherchent à encercler, à isoler, à soumettre — elle est à nouveau au centre de la tempête le 15 mars 2026. Trente-six assauts en vingt-quatre heures. Les localités de Vilne, Novooleksandrivka, Shevchenko, Toretske et Myrnohrad ont toutes été ciblées, certaines attaquées plusieurs fois dans la même journée. Ce n’est plus une offensive — c’est un marteau qui frappe au même endroit, encore et encore, jusqu’à ce que quelque chose cède.

La stratégie russe dans le secteur de Pokrovsk n’est pas subtile. Elle n’a pas besoin de l’être. Avec une supériorité en munitions, en hommes mobilisés de force, en capacité à encaisser des pertes colossales sans que personne dans le système de commandement ne soit tenu responsable, l’armée russe peut se permettre l’attrition brute. Elle pousse. Elle recule. Elle pousse à nouveau. Elle pousse sur cinq villages en même temps pour disperser les défenseurs. Elle utilise les drones FPV pour aveugler les observateurs d’artillerie. Elle envoie des vagues d’infanterie sachant pertinemment qu’une partie mourra — et que les survivants avanceront de quelques mètres. Quelques mètres multipliés par trente-six assauts font une progression qui, sur des semaines, devient significative.

Il y a quelque chose d’insupportable dans cette arithmétique de la destruction. Trente-six assauts ne signifient pas trente-six victoires russes — les défenseurs ukrainiens ont repoussé la grande majorité. Mais chaque assaut coûte. En munitions. En énergie. En hommes. En nerfs. Et cette accumulation de coûts, c’est précisément ce que calcule le Kremlin.

La géographie du danger

Comprendre pourquoi Pokrovsk est aussi cruciale, c’est comprendre la logique du Donbass tout entier. Cette ville est un hub routier et ferroviaire qui connecte plusieurs axes stratégiques. Sa chute — ou même son encerclement partiel — compliquerait considérablement la logistique ukrainienne dans toute la région. Les forces russes le savent. Les forces ukrainiennes le savent. Et c’est pour cela que les combats y sont d’une intensité qui défie la description. Chaque kilomètre carré autour de Pokrovsk est disputé avec une violence qui rappelle les pires pages de l’histoire militaire européenne.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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