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CHRONIQUE : Cuba plongée dans le noir — quand Trump coupe le pétrole, onze millions de personnes cessent d’exister
Crédit: Adobe Stock

Les mots de Díaz-Canel que personne n’a relayés

Vendredi, trois jours avant la panne totale, le président cubain Miguel Díaz-Canel avait prononcé des mots qui auraient dû faire la une de tous les journaux occidentaux. Cuba, a-t-il dit, n’avait pas reçu de livraison de pétrole depuis plus de trois mois. Trois mois. Quatre-vingt-dix jours sans la ressource qui fait tourner les centrales thermoélectriques, les hôpitaux, les stations de pompage d’eau potable.

Imaginez votre pays sans électricité pendant une heure. Maintenant imaginez-le sans la moindre certitude que le courant reviendra demain, ni la semaine prochaine, ni le mois suivant.

Solaire, gaz naturel et prières

Díaz-Canel a expliqué que l’île survivait grâce au solaire, au gaz naturel et aux centrales thermoélectriques encore fonctionnelles. Mais ces mots ont la saveur amère de l’euphémisme officiel. Le solaire cubain, c’est une fraction dérisoire de la capacité nécessaire. Le gaz naturel est en quantité insuffisante. Les centrales thermoélectriques, construites pour la plupart à l’ère soviétique, exigent précisément le fuel lourd que le Venezuela ne livre plus.

Ce que Díaz-Canel décrivait, sans le nommer, c’est un pays en train de mourir à petit feu énergétique. Un pays dont le cœur industriel et médical s’arrête, battement après battement, dans l’indifférence calibrée du reste du monde.

Encadré de transparence

Ce que cet article est — et ce qu’il n’est pas

Cet article est une chronique d’opinion et d’analyse. Il n’est pas un reportage factuel objectif. Les faits présentés sont vérifiés et sourcés. L’interprétation, l’angle éditorial et les jugements de valeur sont ceux de l’auteur.

Méthodologie et sources

Cet article s’appuie sur les déclarations officielles du gouvernement cubain (ministère de l’Énergie et des Mines, président Díaz-Canel), les déclarations de l’administration Trump (Air Force One, dimanche), les reportages de Deutsche Welle, NBC News, et l’historique documenté de l’embargo américain contre Cuba. Les scènes d’incarnation (enfant à Camagüey, médecin à Holguín) sont des reconstructions narratives basées sur les conditions documentées — elles illustrent une réalité systémique, pas des individus identifiés.

Positionnement de l’auteur

Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.

Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.

Sources

Sources primaires

DW — Cuba hit by island-wide blackout amid Trump oil blockade — juin 2025

DW — Cuba protesters attack ruling party’s office amid blackouts — juin 2025

NBC News — Cuba plans to allow diaspora investment and business ownership — juin 2025

Sources secondaires

Nations Unies — Assemblée générale : vote annuel sur l’embargo contre Cuba — 2024

Reuters — Cuba’s economy struggles without Venezuelan oil — 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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