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CHRONIQUE : Kyiv sous les drones a huit heures du matin, quand la Russie bombarde les vivants qui vont travailler
Crédit: Adobe Stock

Le centre-ville touche par les fragments

Le maire de Kyiv, Vitali Klitschko, a confirme la nouvelle sur Telegram : des debris de drone sont tombes en plein centre de la capitale, a proximite du monument de l’Independance, sur la celebre place Maidan. Le symbole est violent. Maidan Nezalezhnosti, la place ou l’Ukraine s’est battue pour sa liberte en 2014, touchee par les restes d’un drone russe en 2026. L’histoire begaie, mais cette fois elle porte des cicatrices de shrapnel.

Klitschko a precise qu’il n’y avait ni incendie ni victimes a cet endroit. Mais des debris sont egalement tombes dans les districts de Solomianskyi et de Sviatochynskyi, dans l’ouest de la ville. Dans le district de Sviatochynskyi, de l’herbe seche s’est enflammee au contact des fragments brulants. Pas de victimes directes a Kyiv. Mais les degats psychologiques, eux, sont incalculables. Comment quantifier l’angoisse d’une mere qui depose son enfant a l’ecole et qui voit des trainees de fumee dans le ciel ?

L’administration militaire de Kyiv en premiere ligne

Timur Tkachenko, chef de l’administration militaire de la ville de Kyiv, a coordonne la reponse. Les equipes d’urgence ont ete deployees immediatement sur les sites d’impact. Les services de secours ont quadrille les zones touchees. Et la ville a continue de fonctionner. C’est ca, la resilience ukrainienne. Ce n’est pas un slogan. C’est une realite quotidienne. Kyiv se fait bombarder pendant l’heure de pointe, et deux heures plus tard, le metro roule a nouveau. Les bureaux ouvrent. Les ecoles reprennent.

Mais ne nous y trompons pas. Cette normalisation de l’horreur n’est pas une victoire. C’est une tragedie. Quand les habitants d’une capitale europeenne considerent les explosions matinales comme un inconvenient plutot que comme un evenement extraordinaire, c’est que quelque chose s’est brise dans l’ordre moral du monde.

On s’habitue a tout, parait-il. Les Kyiviens se sont habitues aux sirenes, aux explosions, aux debris qui tombent du ciel. Mais moi je refuse de m’y habituer. Et vous devriez refuser aussi. Parce que le jour ou on trouvera normal qu’une capitale europeenne soit bombardee pendant l’heure de pointe, on aura perdu bien plus qu’une guerre. On aura perdu notre humanite.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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