Skip to content
ENQUÊTE : Drogues sur le front ukrainien — comment la Russie transforme ses soldats en cobayes chimiques jetables
Crédit: Adobe Stock

Les médicaments détournés

La première catégorie de substances englobe les médicaments sur ordonnance que l’on trouve en vente libre — ou presque — dans les villes de garnison russes. Rostov-sur-le-Don et Bataysk, deux localités situées à proximité immédiate de la zone de conflit, sont devenues des supermarchés pharmaceutiques pour soldats en permission. Les barbituriques y circulent sans contrôle réel. La Lyrica, un anxiolytique puissant, s’achète en pharmacie sans la moindre ordonnance. Selon Alexeï Lakhov, spécialiste de la réduction des risques, les soldats achètent ces substances en gros et les redistribuent au sein de leurs unités. Ce n’est pas de l’automédication sauvage. C’est un circuit d’approvisionnement parallèle, toléré quand il n’est pas activement encouragé.

Les stimulants de synthèse

La seconde catégorie frappe plus fort. Les amphétamines, la méphédrone et l’alpha-PVP — ces sels de bain sous forme de poudres cristallines blanches produites dans des laboratoires clandestins — constituent le carburant chimique des assauts les plus meurtriers. Ces substances annihilent la peur, suppriment la fatigue, et confèrent un sentiment d’invincibilité artificielle qui dure juste assez longtemps pour traverser un no man’s land miné. Côté ukrainien, une enquête menée par l’ONG 100% Life Rivne Network révèle que 38 % des soldats ukrainiens interrogés avaient consommé des amphétamines au cours des trois derniers mois. La drogue ne choisit pas de camp. Elle s’infiltre partout où la terreur et l’ennui cohabitent.


Quand un soldat préfère le risque d’une overdose à celui de rester lucide dans l’enfer, c’est l’enfer qui a gagné.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu