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FACT-CHECK : La victoire « inévitable » de Poutine en Ukraine — démontage méthodique d’un mythe fabriqué
Crédit: Adobe Stock

Ce que dit le narratif russe

Le premier pilier du mythe de la victoire inévitable est territorial. Moscou le martèle à chaque occasion : la Russie avance, les forces ukrainiennes reculent, le front se déplace progressivement vers l’ouest, et rien ne peut stopper cette progression. C’est le rouleau compresseur — une métaphore que les propagandistes russes utilisent explicitement, celle d’une machine qui écrase tout sur son passage, lente peut-être, mais inexorable. L’image est puissante. Elle est aussi profondément fausse dans sa représentation de ce que ces « avancées » coûtent réellement.

La réalité documentée par les analystes militaires occidentaux, les données satellitaires et les rapports d’organisations indépendantes comme l’Institute for the Study of War dessine un tableau radicalement différent. En 2025, malgré des offensives continues, malgré des frappes quotidiennes, malgré le déversement de munitions en quantités industrielles, la Russie n’a capturé que 0,6 % du territoire ukrainien. Zéro virgule six. Pas 6 %. Pas même 1 %. 0,6 % pour une année entière de guerre à intensité maximale.

Ce chiffre devrait stopper net toute conversation sur la « victoire inévitable ». Si vous avancez de 0,6 % par an avec des pertes de 40 000 hommes par mois, vous n’êtes pas en train de gagner. Vous êtes en train de vous vider de votre substance à un rythme que n’importe quel stratège militaire qualifierait de catastrophique.

Le verdict : FAUX — avancement réel mais à un coût insoutenable

Oui, il y a des avancées russes. Personne ne le nie. Mais l’avancement « au rythme d’un escargot », selon l’expression même des analystes, se fait au prix de pertes humaines absolument colossales. Et si l’on projette ce rythme sur l’ensemble du territoire ukrainien que la Russie prétend vouloir contrôler, les calculs sont vertigineux : il faudrait jusqu’à un siècle pour conquérir l’ensemble du pays. Même pour s’emparer du seul oblast de Donetsk — que Moscou revendique intégralement — à ce tempo, l’échéance est fixée à août 2027 au plus tôt. Ce n’est pas un rouleau compresseur. C’est une avancée qui s’enlise dans le sang et les décombres.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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