Skip to content
LETTRE OUVERTE : La Russie commet un génocide en Ukraine — et le monde regarde
Crédit: Adobe Stock

La Convention de 1948 et ses cinq critères

Le mot génocide n’est pas un mot d’opinion. Ce n’est pas une métaphore. Ce n’est pas une hyperbole journalistique. C’est un terme juridique précis, défini en 1948 par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies au lendemain de la Shoah — parce que le monde avait juré que cela ne se reproduirait plus. La Convention identifie cinq actes constitutifs du génocide lorsqu’ils sont commis avec l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux : tuer des membres du groupe, causer de graves atteintes à leur intégrité physique ou mentale, soumettre intentionnellement le groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle, imposer des mesures visant à entraver les naissances, et enfin, transférer de force des enfants du groupe à un autre groupe.

Chacun de ces cinq actes. La Russie les commet. Pas un ou deux. Les cinq. Et ce n’est pas moi qui l’affirme seul — c’est l’analyse convergente d’académiciens, de juristes internationaux, d’organisations de défense des droits humains, de gouvernements occidentaux et d’institutions multilatérales qui ont osé, progressivement, prononcer le mot que tant d’autres évitaient encore par prudence diplomatique ou par calcul géopolitique.

Il y a quelque chose d’obscène dans la prudence. Quand des enfants sont déportés, quand des maternités s’effondrent sous les bombes, la prudence lexicale devient une forme de complicité passive. Je refuse cette prudence-là.

Pourquoi le mot a été si longtemps évité

La réticence à utiliser le terme génocide pour décrire ce qui se passe en Ukraine n’est pas accidentelle. Elle est stratégique. Nommer le génocide implique des obligations légales pour les États signataires de la Convention — l’obligation d’agir, de prévenir, de poursuivre. Alors on invente des circonlocutions : « crimes de guerre« , « violations graves du droit humanitaire international », « atrocités ». Ces termes sont exacts. Ils sont aussi insuffisants. Ils décrivent ce qui se passe sans en nommer la nature systémique, intentionnelle, et exterminatrice. Le génocide n’est pas un accident. C’est un projet.

Sources

Sources primaires

Cour pénale internationale — Mandats d’arrêt contre Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova — Mars 2023

Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme — Rapports sur l’Ukraine — 2022-2026

Sources secondaires

Alexander J. Motyl, 19FortyFive — Russia Is Committing Genocide in Ukraine — Février 2026

Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide — Nations Unies — 1948 (document de référence)

Parlement européen — Résolutions sur la guerre en Ukraine et reconnaissance du génocide — 2022-2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu