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OPINION : La guerre d’usure en Ukraine ne favorise pas la Russie — et voici pourquoi c’est vital de le comprendre
Crédit: Adobe Stock

Quand l’avance territoriale coûte plus qu’elle ne rapporte

La Russie avance, oui. Nul ne le nie. Elle a occupé Siversk. Elle progresse vers Pokrovsk, Myrnohrad, Lyman. Elle grignote des positions sur l’axe de Zaporijjia, notamment à Huliaipole. Mais à quel prix ? C’est là que le récit officiel s’effondre comme un château de sable au premier assaut de la marée. Chaque kilomètre pris coûte à l’armée russe un tribut humain et matériel disproportionné, absurde, presque obscène. On parle d’une armée qui consomme ses hommes comme une usine soviétique consommait le charbon — sans comptabilité, sans égard, sans limite apparente. Sauf qu’il y a une limite. Il y en a toujours une.

Le commandant Andrii Biletskyi, à la tête du Troisième Corps d’armée ukrainien, l’a dit en 2025 avec une précision chirurgicale : « Quand l’ennemi intensifie ses opérations, les ratios de pertes peuvent atteindre 10 à 12 contre 1. » Dix Russes pour un Ukrainien. Douze Russes pour un Ukrainien. Ce n’est pas de la propagande — c’est le résultat d’une révolution technologique sur le champ de bataille que Moscou n’a pas anticipée et qu’elle peine toujours à absorber. Les drones, les systèmes autonomes, la guerre électronique ukrainienne ont transformé chaque offensive russe en exercice de boucherie industrielle où l’attaquant paie toujours le prix fort.

Il y a quelque chose de moralement insupportable dans l’idée que la Russie « gagnerait » parce qu’elle peut se permettre de perdre davantage d’hommes. Comme si la quantité de morts tolérable était un indicateur de puissance plutôt que de barbarie. Cette logique — la logique du nombre, du sacrifice consenti, du peuple-matière-première — est précisément ce que la guerre en Ukraine est censée refuser. Précisément ce que l’Europe doit refuser.

La tactique du carrousel et la réalité des nouvelles guerres

Sur le terrain, une tactique s’est imposée, baptisée « tactique du carrousel » : des attaques continues de drones sur les concentrations de troupes russes tentant de s’infiltrer et de s’établir sur de nouvelles positions. Cette approche, développée et perfectionnée par les Forces des systèmes sans pilote ukrainiennes, commandées notamment par Robert Brovdi, a produit des résultats spectaculaires. Entre décembre 2025 et février 2026, selon ses propres déclarations, l’Ukraine a détruit davantage de soldats russes que le Kremlin n’en a recrutés sur la même période. Lisez cette phrase encore une fois. L’Ukraine détruit plus vite que la Russie ne reconstitue. Ce n’est pas un statu quo favorable à Moscou. C’est le début d’une équation que Vladimir Poutine ne contrôle plus.

Sources

Sources primaires

United24 Media — Does the Battlefield Stalemate in Ukraine Favor Russia? — mars 2026

Sources secondaires

Institute for the Study of War (ISW) — Rapports quotidiens sur le conflit ukrainien — 2025-2026

Reuters — Couverture du conflit russo-ukrainien — 2025-2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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